DIPLOMATIE – Le remaniement n’interrompt pas la diplomatie. Alors que Stéphane Séjourné remplace Catherine Colonna comme ministre des Affaires étrangers, les services du Quai d’Orsay ont réagi ce vendredi 12 janvier à la situation qui s’envenime en mer Rouge. Quelques heures plus tôt, les États-Unis et le Royaume-Uni ont visé les rebelles Houthis au Yémen.
Paris estime que ce sont ces rebelles, par leurs attaques des navires, eux qui portent « la responsabilité extrêmement lourde de l’escalade régionale ». La France « exige que les Houthis mettent fin immédiatement » à leurs attaques, ajoute un communiqué publié dans la matinée.
Il est aussi précisé que la frégate Languedoc, déployée il y a quelques semaines dans la zone a déjà procédé à des destructions de drone. Le dispositif militaire de la France en mer Rouge reste « sous commandement français », sans « aucune subordination » au partenaire américain a précisé le commandant des forces françaises sur place.
Dans une déclaration commune, Washington, Londres et huit de leurs alliés parmi lesquels l’Australie, le Canada et Bahreïn ont souligné que l’opération menée dans la nuit visait à la « désescalade » et à « restaurer la stabilité en mer Rouge ».
Le trafic maritime très perturbé en mer Rouge
Les frappes ont visé des sites militaires dans la capitale Sanaa, et les gouvernorats de Hodeidah, Taïz, Hajjah et Saada, a indiqué le porte-parole militaire des Houthis, un groupe membre de « l’axe de la résistance », regroupement de mouvements hostiles à Israël établi par l’Iran qui comprend également le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais.
Le Hamas a d’ailleurs réagi en condamnant « la flagrante agression américano-britannique » et accusé les deux pays d’être « responsables des répercussions sur la sécurité régionale ».
Peu après le début de la guerre le 7 octobre entre Israël et le Hamas, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien, les rebelles Houthis ont multiplié les attaques par missiles et drones en mer Rouge, poussant de nombreux armateurs à contourner la zone, au prix d’une hausse des coûts et des temps de transport entre l’Europe et l’Asie.
Les États-Unis avaient déjà déployé des navires de guerre et mis en place en décembre une coalition internationale pour protéger le trafic maritime dans cette zone par où transite 12 % du commerce mondial.
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