Différentes organisations regroupant des sans-papiers, syndicalistes ou sympathisants manifestent pour les droits des sans-papiers et contre le projet de loi sur l’immigration porté par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, le 18 décembre 2022.
Hans Lucas via AFP
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© Valerie Dubois / HANS LUCAS
C’est une zone grise dans le domaine de l’immigration. Les personnes déboutées du droit d’asile, qui ne sont pas expulsées par l’État, et restent sur le territoire français. « Seulement un débouté sur dix est effectivement reconduit dans son pays d’origine », reconnaît un magistrat spécialisé auprès du Figaro. Résultat : la France compte aujourd’hui entre 600 000 et 900 000 clandestins, selon le ministre de l’Intérieur.
En dix ans, sans compter les années atypiques de la crise sanitaire de 2020 et 2021, le nombre de demandeurs d’asile a augmenté progressivement « pour doubler entre 2013 et 2022, passant de 66 000 demandeurs à plus de 130 000 par an », indique ce même magistrat auprès du quotidien.
Des Ivoiriens, des Algériens, des Nigérians…
Au même moment, le taux de protection a augmenté, « passant de 28 % en 2013 à plus de 41 % en 2022 », poursuit-il. Parmi les 134 000 obligations de quitter le territoire français (OQTF) signifiées en 2022, seulement 6,9 % ont été exécutées. Parmi les demandeurs déboutés, on retrouve principalement des Ivoiriens, des Algériens, des Nigérians, des Comoriens, des Bangladais et des Turcs.
Cette tendance ne devrait pas s’arrêter là. 2023 a atteint un nouveau record avec 150 000 demandeurs d’asile. Le projet de loi immigration, actuellement examiné au Parlement, prévoit de supprimer la plupart des protections contre l’expulsion. Sont visées entre autres les protections pour les personnes arrivées en France avant l’âge de 13 ans ou présentes sur le territoire depuis plus de vingt ans. Les deux chambres doivent encore trouver un compromis avant sa possible entrée en vigueur.
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