Avec ses deux sièges supplémentaires, la France apparait comme l’une des grandes gagnantes de cette nouvelle répartition. L’Espagne et les Pays-Bas obtiennent, eux aussi, deux nouveaux députés européens. En plus de ces trois pays, neuf autres obtiennent un siège de plus. L’Autriche, la Belgique, le Danemark, la Finlande, l’Irlande, la Lettonie, la Pologne, la Slovaquie et la Slovénie.
Quinze nouveaux députés au Parlement européen donc, répartis entre 12 pays, portant le nombre d’élus à 720 pour la prochaine législature. Car avant chaque élection européenne, cette répartition des sièges est revue, conformément aux principes énoncés dans les traités. Les évolutions démographiques des pays au sein du continent sont prises en compte selon un principe de « proportionnalité régressive ». C’est-à-dire que les grands pays ont plus d’élus, mais les petits pays sont mieux représentés que s’il s’agissait d’un calcul proportionnel simple.
La répartition des sièges est donc le fruit d’un savant calcul mathématique, assez obscur, et qui donne ensuite lieu à des arbitrages parfois difficiles à cause de la divergence des points de vue et la nécessité d’obtenir l’unanimité pour parvenir à un accord. Et depuis le départ des Britanniques en février 2020, le nombre de sièges avait décru. Le Parlement européen s’était retrouvé avec seulement 705 membres au lieu des 751. Cette nouvelle répartition est donc aussi l’une des conséquences du Brexit.
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