la France sacrée championne du monde pour la première fois

Chose faite, ce samedi (soir, heure de Paris), après que les Bleus ont réussi à placer 11 de leurs 18 compétiteurs en finale d’une catégorie ! En huit éditions des Mondiaux ISA de parasurf, et alors que sa participation à celle de 2023 avait été un temps incertaine par manque de moyens financiers, nécessitant le lancement d’une campagne de financement participatif, c’est donc la première fois que la France se couvre d’or collectivement, devant les États-Unis (2e), le Brésil (3e) et les 24 autres pays engagés. 


Laurie Phipps décroche le premier titre mondial parasurf individuel de l’histoire de la France.

ISA/Sean Evans

Un autre verrou a sauté au pied de la célèbre jetée de la Surf City californienne. Jamais encore, un Français ou une Française n’avait été sacré champion du monde de parasurf en individuel. Laurie Phipps est devenue la première. Quatre ans après avoir été fauchée par une voiture alors qu’elle circulait à scooter avec un ami, un dramatique accident qui lui a valu d’être amputée d’une partie de sa jambe gauche, la Landaise de 22 ans a remporté la catégorie stand 2 dames, qui accueille « tout surfeur qui surfe une vague en position debout avec une amputation au-dessous du genou ou un handicap congénital ou équivalent, ou une différence de longueur de jambe » (lire ci-après).

« Je suis vraiment très contente. Je ne réalise pas réellement. Quand tu sors de l’eau et qu’il y a tout le monde qui applaudit, tout le monde qui est là pour te féliciter, c’est une des plus belles choses qui puisse arriver à quelqu’un. Cette médaille est pour mes parents, pour ma famille, pour mes amis. Pour tous ceux qui m’ont encouragée et soutenue ces quatre dernières années », confiait Laurie Phipps, qui a su se remobiliser après un 1er tour raté, pour survoler le 2e, puis s’imposer en finale, en scellant son succès avec une vague notée 7,33 à sept minutes de la sirène.

Laurie Phipps.


Laurie Phipps.

ISA/Sean Evans

Dargent, Da Silva et Moskoteoc en argent

À l’or de Phipps, s’ajoutent l’argent d’Éric Dargent en stand 3 messieurs, de Thomas Da Silva en visuel 1 messieurs et de Valentine Moskoteoc en visuel 1 dames, ces deux derniers en duo respectivement avec Serge Lougarot et François Gouffrant. Toujours en quête d’un premier titre mondial, Dargent monte sur la deuxième marche du podium pour la quatrième fois de sa carrière. Le Basque Da Silva et la toute jeune Valentine Moskoteoc, âgée de 13 ans, rééditent quant à eux leur place de vice-champions du monde de l’an passé.

La France repart également d’Huntington Beach avec du bronze (3e) grâce à Lou Mechiche (avec Julien Caste) en visuel 2 dames, Celine Rouillard (avec Johan Poncet) en prone 2 dames, Pierrot Gagliano (avec Augustin Mignerey) en visuel 2 messieurs. Du cuivre (4e) enfin pour Juliette Mas (avec Marc Saint-Geours), benjamine de l’équipe du haut de ses 11 ans, en visuel 1 dames, Maxime Clarkin en stand 1 messieurs, Emmanuelle Blanchet en kneel dames et Guillaume Colin en sit messieurs.

Thomas Da Silva.


Thomas Da Silva.

FFS

Les résultats des autres Français : Béatrice Duran, 5e en prone 2 dames ; Cécile Hernandez, 5e en stand 2 dames ; Thomas Spetebroot, 5e en visuel 1 messieurs ; Cynthia Gonzalez, 6e en stand 3 dames ; Philippe Naud, 7e en stand 2 messieurs ; Maxime Cabanne, 7e en kneel messieurs ; Mathieu Goujon, 10e en stand 2 messieurs. Sans oublier le fondateur royannais de l’association Vagdespoir au casque de viking, Ismaël Guilliorit-Nilsen, qui a pris la 2e place en stand 2 messieurs sous les couleurs norvégiennes, celles de sa mère.

Leurs titres et médailles conquis à Huntington Beach, les Bleus ont tenu à les dédier à Fred Biscayar, premier capitaine de l’équipe de France en 2015, décédé au cours de cette année 2023. Désormais première nation mondiale de parasurf, la France va porter une attention toute particulière à la « décision imminente du Comité international paralympique d’inclure le parasurf aux Jeux paralympiques de Los Angeles 2028 », dixit la Fédération française de surf.

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