Monsieur le Président,
Je remercie à mon tour le Représentant spécial pour son exposé très complet et lui réitère le plein soutien de la France.
La France salue le travail mené par le Bureau des Nations unies pour l’Afrique centrale et les activités visant à renforcer les liens entre ce Bureau et les organisations régionales africaines, en particulier l’Union africaine et la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale.
Monsieur le Président,
Tout d’abord, sur la situation résultant de la crise au Soudan, la France salue l’action des pays voisins de ce pays s’agissant de l’accueil des réfugiés, et en particulier le Tchad et la République centrafricaine. L’Union européenne et ses Etats membres contribuent à la réponse humanitaire à cette situation et la France, dont le financement humanitaire pour cette crise s’élève à plus de 55 millions d’euros, redit sa solidarité au peuple soudanais et aux pays de la région.
Deuxième point : les processus politiques dans la région. Les transitions engagées dans plusieurs pays ces derniers mois doivent permettre un retour à la démocratie, et assurer la participation pleine et entière de toutes les composantes de la société, y compris des femmes et des jeunes. Nous espérons que les prochaines étapes de ces processus se dérouleront de manière inclusive, crédible et apaisée.
Au Gabon, le gouvernement de transition a annoncé un calendrier, conformément aux demandes du Conseil de Paix et Sécurité de l’Union africaine. Nous prenons bonne note des éléments présentés par le Représentant spécial sur ce processus, y compris la crédibilité et le soutien dont il bénéficie auprès de la population.
Au Tchad, la France appelle à la poursuite de la transition et espère que le référendum, le 17 décembre, se déroulera dans un climat qui permettra un retour pacifique à l’ordre constitutionnel. Les autorités doivent avancer vers l’organisation d’élections libres, crédibles, inclusives et transparentes.
Au Cameroun, la France reste préoccupée par la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Nous appelons les autorités à poursuivre le dialogue en vue d’une solution politique à cette crise au profit de la stabilité de l’ensemble du pays et de la sécurité de ses habitants.
En République centrafricaine, la France salue l’engagement des autorités en faveur du processus de paix. La démobilisation de plusieurs factions de l’Armée de résistance du seigneur est un signal encourageant pour ce pays. Le travail doit se poursuivre pour permettre le retour des populations qui sont encore réfugiées dans les pays voisins.
Monsieur le Président,
Ce sera mon dernier point : la question du changement climatique. La France est inquiète des impacts du changement climatique en Afrique centrale. La région fait face à des phénomènes météorologiques de plus en plus intenses. Le dernier rapport du Secrétaire général illustre les risques posés à la stabilité et à la sécurité dans plusieurs pays. Au Tchad et au Cameroun, par exemple, les inondations et disparitions de terres agricoles entraînent des déplacements de populations dans des régions déjà fragiles. Ces phénomènes renforcent la concurrence autour de ressources qui se raréfient.
Nous saluons le travail du Bureau des Nations unies pour l’Afrique centrale, en lien avec les organisations sous-régionales, pour répondre à ces défis et renforcer nos réponses communes. Le Conseil doit écouter la voix des pays africains à ce sujet.
Je vous remercie./.
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