La mégastar Bad Bunny sort un titre intitulé « Monaco » avec du Charles Aznavour et des bruits de F1

Porto Rico. Reggaeton. Monaco. Charles Aznavour. Trap. Verstappen. Formule 1. Sur le papier, l’association a tout du kamoulox (jeu consistant en une joute verbale sans queue ni tête.). Et pourtant, le titre « Monaco » de la mégastar Bad Bunny, issu de son nouvel album « Nadie sabe lo que va a pasar mañana » (« Personne ne sait ce qui se passera demain »), dynamite les plateformes d’écoute depuis le début de la semaine.

Une nouvelle prime à l’audace pour le « prince du reggaeton » révélé voilà cinq ans sur la scène de Coachella, à l’invitation de Cardi B.

Comme Dr Dre ou Nas avant lui, avec « Monaco » Bad Bunny ose le sample du grand Charles Aznavour. En l’occurrence, « Hier encore », dont un sample de violon ouvre le morceau avant que la voix du « Franck Sinatra franco-arménien » ne résonne. « Hier encore, j’avais 20 ans. Je caressais le temps, j’ai joué de la vie… »

À cette douceur succède le ronronnement d’un moteur V6 de F1 en phase d’accélération.

« La famille est à Monaco »


Mais alors pourquoi avoir intitulé ce titre « Monaco » ? Manifestement parce que le passage de Bad Bunny au Grand Prix de Monaco 2023 l’a marqué.

À 29 ans, celui qui compte 50 millions d’abonnés sur chaque réseau social où il apparaît, n’était pas passé inaperçu dans les paddocks. Invité de l’écurie Red Bull, le Portoricain avait parcouru les stands vêtu d’une pièce iconique de Jean-Paul Gaulthier millésime 1995. Une chemisette vintage à imprimé bikini.

Une expérience qui revient dans plusieurs refrains. « Allume un cigare, la famille est à Monaco », chante le Portoricain, précisant ne jamais être à sec de Champagne, et que les Formule 1 sont bien plus rapides en vrai, tout comme l’actrice et mannequin Sofia Vergara est plus «  délicieuse ».

Citant ses rencontres avec Verstappen et Checo (Pérez), Bad Bunny se vante de sa réussite façon rappeur. « Si Pablo (Escobar) me voyait, il dirait que je suis un dur à cuire. » Suivent des accomplissements personnels entre deux références à ses contemporains Leonardo DiCaprio et LeBron James.

Des milliards de streams


Fils d’un camionneur et d’une enseignante, Bad Bunny, de son vrai nom Benito Antonio Martínez Ocasio, a grandi dans un village près de la capitale de l’île américaine de Porto Rico, San Juan.

C’est sur les bancs de l’église qui jauge sa voix avant de développer ses propres morceaux sur son ordinateur, s’inspirant autant de la bachata que des Bee Gees. Attiré par ces morceaux qui cartonnent sur Soundcloud, un label le sort de l’anonymat alors qu’il travaille dans un supermarché.


La suite ? Cardi B lui tend la main. Et, en 2022, Spotify annonce que son album « Un Verano Sin Ti » est le plus écouté de l’histoire. Bad Bunny comptabilise, à 29 ans, près de 50 milliards de streams sur Spotify!

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