La ministre des Sports accusée de faire la pub pour Coca-Cola, sponsor des JO de Paris 2024

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Les internautes ont vu dans le tweet de la ministre des Sports un « placement de produit » concernant la marque Coca-Cola. (©WDnet Studio / Adobe Stock)

Il faut s’y reprendre à deux fois pour bien saisir l’objet du tweet. La ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, a souligné « l’importance » du « partenaire »Coca-Cola, dans l’organisation des Jeux olympiques de Paris 2024, sur son compte X (ex-Twitter).

Des mérites alloués au groupe américain mondialement connu tant sur l’écologie que l’inclusion. Le message n’est pas passé inaperçu auprès des internautes qui y voient un « placement de produit » de la part de la ministre.

« Ils concourent à l’ambition des Jeux »

« Partenaire mondial du CIO depuis près de 100 ans, Coca-Cola est un acteur important dans l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 », débute Amélie Oudéa-Castéra.

Ajoutant que ces acteurs « concourent à l’ambition que portent ces Jeux, notamment mettre au point un modèle vertueux de distribution des boissons pendant les Jeux olympiques et paralympiques et réduire au strict minimum l’usage du plastique à usage unique ». 

Tout en remerciant Coca-Cola d’œuvrer pour « son soutien, moins connu, mais très engagé, dans l’inclusion par le sport ».

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Sur les deux photos présentes sur le tweet se trouvent la ministre des Sports accompagnée de Claire Revenu, la directrice générale des Jeux olympiques et paralympiques chez Coca-Cola et Mickael Vinet, président du groupe.

Un « placement de produit » ?

Cela n’a pas échappé aux internautes qui, en commentaires, ont fait part de leurs interrogations. Voire de leurs critiques acerbes.

« On doit être dans le top 10 des pires placements de produit, facile », pointe un utilisateur de la plateforme. Un autre met en avant l’idée d’un sponsoring de manière plus subtile : « J’aurai honte, le tweet a une odeur. »

« À quel moment le sport et Coca-Cola sont compatibles ? Franchement, on est conscient que l’argent n’a pas d’odeur, mais venant de ceux qui doivent représenter le peuple, ça donne la nausée », enchérit un autre.

Que dit la loi ?

Comme le rappelle en commentaire l’avocat Raphaël Molina, en faisant référence à la loi influenceurs, la ministre des Sports aurait dû mentionner si, effectivement, un partenariat commercial était à l’origine de cette publication.

Si la loi ne définit pas, qui, exactement, est obligé de faire mention « publicité » ou « collaboration commerciale », le député Renaissance Stéphane Vojetta apporte toutefois précision :

Nous avons débattu le cas des élus et des politiques au moment de la préparation de la loi influenceurs. Par définition (Code de la Déontologie, HATVP) un député ou un ministre ne peut pas être rémunéré pour prêter son image à une collaboration commerciale.

Stéphane VojettaDéputé Renaissance et rapporteur de la loi influenceurs

« Les conséquences auxquelles s’exposeraient les contrevenants seraient plus embêtantes qu’une simple infraction à la loi influenceurs… », ajoute le député.

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