Rétropédalage. Au cœur d’une polémique après ses déclarations concernant la scolarisation de ses enfants au sein d’une école privée, Amélie Oudéa-Castéra, fraîchement nommée ministre de l’Éducation nationale – et qui garde par ailleurs le portefeuille du Sport et des Jeux Olympiques – s’excuse.
Dans une déclaration transmise à nos confrères de l’AFP, elle dit « regretter » d’avoir « pu blesser certains enseignants de l’enseignement public » et assure qu’elle sera « toujours » aux « côtés » de « l’école publique et de ses professeurs ».
« Mes propos ont pu blesser certains enseignants de l’enseignement public, ce que je regrette. Je n’avais aucunement cette intention », écrit-elle, indiquant avoir répondu « sans détour », « avec sincérité et transparence », à la question d’un journaliste. « Je sais ce que je dois à l’école publique et à ses professeurs. Je serai toujours à leurs côtés, comme je serai aux côtés de toute la communauté éducative », ajoute-t-elle.
Alors qu’elle avait invoqué un grand nombre d’heures non remplacées dans l’école publique où était auparavant scolarisé son fils pour justifier sa décision, la ministre assure : « Ce problème, nous en avons fait un combat. En passant déjà de 5 à 15% d’absences remplacées. En changeant l’organisation des formations pour qu’elles ne se fassent plus sur les temps devant élèves ».
« Il reste beaucoup à faire. Et je me suis engagée dès ma prise de fonction à prendre ce combat, en poursuivant les réformes engagées visant à la revalorisation des carrières« , poursuit-elle.
Vendredi dernier, lors d’un déplacement au sein d’un collège des Yvelines aux côtés du Premier ministre, Gabriel Attal, Amélie Oudéa-Castéra a évoqué la scolarisation de son fils au collège-lycée Stanislas à Paris, un établissement privé élitiste épinglé notamment par une enquête de Médiapart. Cette dernière a révélé des témoignages pointant un « univers sexiste, homophobe et autoritaire » au sein des murs de l’institution catholique.
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