De notre correspondante à Port-au-Prince, Marie André Bélange
Dans la capitale haïtienne, on ne parle que du mouvement « Bwa kale » alors que les images et vidéos des corps calcinés de bandits présumés font le tour des réseaux sociaux. Ce mouvement entamé le 24 avril dernier qui est un cri de révolte est passé à l’action mardi 2 mai, à Jalousie où six bandits ont été traqués, lynchés puis brûlés, rapporte un résident de la zone.
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« Depuis quelques jours, c’est la panique chez des résidents de la zone lorsqu’on a rapporté que des bandits du gang de Ti Makak se réfugient à Jalousie, des résidents de la zone ainsi que des policiers qui y habitent ont décidé de les traquer. Ils sont parvenus à appréhender six d’entre eux. Des résidents de Jalousie se sont empressés pour défouler leur colère, car des marchandes affirment avoir été violées et des membres de leur famille kidnappés. C’est vraiment un soulèvement », raconte un habitant.
Mettre fin aux actions des gangs armés qui contrôlent la quasi-totalité de la capitale haïtienne et paralysent les activités économiques notamment, des Haïtiens livrés à eux-mêmes misent sur le mouvement « Bwa kale ». Dans certains quartiers de Port-au-Prince dont Jalousie, la consigne est claire : éviter de circuler là où vous ne résidez pas si vous n’y résidez pas ou si vous ne connaissez pas quelqu’un dela zone.
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