Selon France Bleu Périgord, les policiers sont intervenus pour une dispute violente avec son compagnon où des coups avaient été échangés entre les deux. C’est à ce moment que les policiers ont découvert qu’elle était arrivée en France à l’âge de 16 ans et qu’elle n’avait ni papiers ni titre de séjour.
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Le lendemain de son interpellation, la jeune femme reçoit une obligation de quitter le territoire. Deux jours plus tard, le 13 janvier, elle saisit le tribunal administratif pour contester la décision. Malgré tout, et bien que le tribunal de Toulouse n’ait pas encore rendu sa décision, elle est raccompagnée par avion à Abidjan le 30 mars dernier.
La justice annule l’OQTF dès le 31 mars. Mais il est trop tard et la jeune femme est déjà en Côte d’Ivoire « pays qu’elle a quitté alors qu’elle était mineure et dans lequel elle n’a plus d’attache » déclare la Cimade, une association qui aide juridiquement les demandeurs d’asile et de titres de séjour.
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L’association détaille dans son communiqué que « la Préfecture de Dordogne a maintenu l’expulsion jusqu’à Abidjan en parfaite connaissance de cause. » Elle « dénonce fermement ces pratiques, et en appelle au respect des droits fondamentaux des personnes exilées » en fustigeant « une expulsion illégale ».
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La préfecture de la Dordogne a depuis assumé son erreur et a déclaré que « l’éloignement n’aurait pas dû intervenir avant la décision du tribunal administratif. » Elle assure avoir pris contact avec le consulat de France en Côte d’Ivoire, notamment pour proposer à la jeune femme un billet d’avion de retour vers la France.
« Une fois en France, il faudra qu’elle dépose un dossier et on examinera sa situation administrative », a ajouté la préfecture.
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