Le Conseil municipal de Cherbourg s’apprête à adopter la semaine prochaine l’avant-projet définitif du futur Palais des sports Chantereyne. Un projet revu par le cabinet d’architecture Chaix et Morel. Par rapport au projet initial, plusieurs évolutions ont été apportées par les architectes pour verdir encore le futur bâtiment.
Un Palais des sports plus « écolo »
L’objectif recherché, est notamment de réduire de 40% le coût de fonctionnement du Palais des sports. Et cela passe notamment par la nécessité de réduire la consommation énergétique. Ce sont ainsi 600 m2 de panneaux photovoltaïques qui vont être installés sur les toits du bâtiment principal, et du bâtiment destiné au judo et à la danse, et qui doit être construit à l’arrière du palais. L’électricité ainsi créée sera utilisée directement sur place.
Dans le même ordre d’idée, un système de récupération de l’eau de pluie, qui permettra notamment l’entretien de tous les espaces verts a été ajouté avec une cuve de 100 m3. Quant aux stationnements, ils seront équipés de revêtements perméables, et ce sont finalement 235 emplacements vélo qui seront disponibles. Enfin, et dans le but de faciliter l’entretien du bâtiment, le choix a été fait d’augmenter les surfaces de sols carrelées et de faïence.
Les contraintes techniques renchérissent la facture
Ces différentes évolutions représentent un coût supplémentaire, mais qui n’explique pas l’augmentation significative du budget global du projet. Celui-ci passe en effet de 28 millions d’euros TTC, à 34,7 millions d’euros. La vraie nouveauté, c’est que les études ont montré qu’il fallait revoir la manière de mener les travaux. Jusqu’ici, l’idée c’était de réutiliser une partie du bâtiment. Mais finalement, il va falloir entièrement le détruire.
La raison est simple : les études des fondations ont montré qu’elles n’étaient plus adaptées aux normes actuelles, notamment en matière sismique, et qu’elles étaient trop fragiles pour supporter l’augmentation du poids du bâtiment due notamment aux travaux d’isolation. Une solution aurait consisté à renforcer les fondations existantes, mais cela aurait entrainé des dépassements non maîtrisés des coûts et des délais.
C’est donc l’alternative de la destruction/reconstruction qui a été retenue. Une destruction qui débutera à l’été 2024 avant installation des futurs pieux : 150 au total, s’enfonçant jusqu’à 20 mètres de profondeur (aujourd’hui on ne compte qu’une 20e de plots d’une profondeur ne dépassant pas 6 mètres).
Benoît Martin
Le projet reste le plus pertinent malgré le coût pour la Mairie
C’est donc un projet plus coûteux mais aux normes, livré dans les temps et plus simple à gérer au quotidien d’après les élus, qui sera soumis au vote des conseillers municipaux. Plus de 60% du budget devrait être couvert par les subventions des différents partenaires. L’ambition reste de livrer le bâtiment annexe regroupant les activités judo et danse, dès le début 2026, et le Palais des sports avec ses salles de handball, de basket-ball, de musculation, à la rentrée suivante.
Pour le maire de Cherbourg-en-Cotentin, Benoît Arrivé, ces nécessaires adaptations aux contraintes, « ne remettent pas en cause la pertinence du choix de conserver le Palais des sports sur le site historique de la salle Chantereyne. Nous restons sur un projet entre 10 et 15 millions d’euros moins coûteux que les solutions qui consistaient à construire une salle à l’extérieur de la ville si l’on a l’honnêteté intellectuelle de compter l’ensemble des aménagements de voirie qu’il aurait fallu réaliser. Par ailleurs, ça n’aurait pas dispensé de rénover Chantereyne pour l’usage des clubs et des scolaires », ajoute Benoît Arrivé, qui reste convaincu de la pertinence d’un équipement structurant en plein centre ville « qui sera utilisé 15 heures par jour et verra passer chaque semaine autour de 15 000 utilisateurs ».
Crédit: Lien source


Les commentaires sont fermés.