« J’ai lu récemment dans Les Echos qu’une startup était vendue en moyenne au bout de dix ans. Nous sommes dans les stats. » Vincent Desnot sourit, il vient de vendre 100% de sa startup Tech on Mars fondée en 2013 avec Tanguy Deleplanque et Quentin Dérunes à Sophia Antipolis. L’heureux acquéreur est LumApps, une société lyonnaise.
Vincent Desnot va rester aux commandes du vaisseau Teach On Mars qui, d’ailleurs, emménage dans de nouveaux locaux à Sophia Antipolis, nommés Le Vaisseau. Coïncidence ? Teach on Mars, c’est quand même la belle histoire de la petite startup de la tech, qui avec une belle techno et une belle idée – celle de former les salariés des entreprises à distance, y compris depuis la planète Mars – est leader européen du mobile learning et a toujours connu une croissance à deux chiffres.
Planètes alignées
« Quand on a une boîte dans la tech, il faut avancer. Soit on lève des fonds, soit on fait de la croissance externe, soit on va vers la cotation en Bourse, soit on vend. Dans tous les cas, il faut avancer. Les actionnaires ou investisseurs attendent un retour sur investissement. » Vincent Desnot qui a déjà créé et vendu une précédente startup, sait de quoi il parle, et ce bébé, il le sait, il le lâchera plus facilement que le premier, certes, mais avec autant de fierté. Il explique « Cela fait bien deux ans que nous sommes approchés pour être rachetés. Cette année, le projet présenté par LumApps est sorti du lot. On connaissait l’entreprise; elle est française, on parle le même langage et nos activités sont complémentaires. Tous les collaborateurs de Teach on Mars restent en poste. D’ailleurs nous embauchons encore une quinzaine de profils, et puis, la boîte va pouvoir s’ouvrir aux États-Unis et c’est une belle perspective. »
Vers les States et au-delà
Teach on Mars, c’est donc une plateforme qui permet de former les salariés à distance. Du mobile learning, une techno sur laquelle ils sont leaders.
Vincent Desnot va rester aux commandes de Mars pendant encore deux ans, le temps de la transition. De lancer ses équipes sur la planète Big Apple, entre autres.
LumApps, elle, a développé une solution intranet qui révolutionne l’engagement et la productivité des collaborateurs au travail. Elle est donc ravie d’ajouter « la brique Teach on Mars à notre plateforme qui devient le seul intranet intégré à toutes les applications métiers, adapté aux grandes entreprises », a déclaré Sébastien Ricard, CEO de LumApps.
La Lyonnaise qui a déjà levé 100 millions depuis sa création en…, compte 350 employés et 5 millions d’utilisateurs de sa solution. Elle génère plus de 40% de son chiffre d’affaires aux États-Unis, un marché que n’adressait pas Teach on Mars.
Ça tombe bien. « Nous apportons quelque 200 clients auxquels nous avons annoncé la nouvelle. Bien accueillie, car elle a du sens. Dès janvier, nous déployons Teach on Mars outre-Atlantique. C’est assez grisant et cela permet d’offrir des perspectives d’évolution aux collaborateurs qui peuvent se positionner sur des postes à Austin ou New York par exemple. » Les Martiens ont pris leur envol.
Repères
> 2013
Création de Teach on Mars à Sophia Antipolis.
> 2017
La startup lève 2,2 millions d’euros pour accélérer.
> 2018
Teach on Mars débarque à Londres.
> 2019
La startup lève 7 millions d’euros. La société compte une vingtaine d’actionnaires privés et 2 fonds et est présente à Paris, Milan, Bruxelles et Casablanca.
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