la technologie Aton au service de la durabilité


Cette technologie pourrait rendre les maisons familiales, entreprises ou petites exploitations agricoles autonomes en eau dès 2025. Ensuite, cette solution pourrait être étendue aux zones civiles éloignées ou touchées par des sinistres, ainsi qu’aux zones militaires confrontées à des urgences médicales.

L’autonomie en eau : se déconnecter des réseaux de distribution dès 2028

La vision d’Aton Technologies va au-delà de la simple distribution d’eau, elle s’étend à une réflexion plus large sur la gestion de l’eau dans un monde en constante évolution. 
Sa technologie, qui capte l’humidité dans l’air et la transforme en eau après un processus de décontamination, sera capable d’alimenter tout type de structure à hauteur de 15 mètres cubes d’eau. En d’autres termes, Aquasolo offre une solution pour rendre les maisons et entreprises autonomes en eau.

Dans un contexte d’autonomie énergétique, les individus tendent à rechercher une certaine indépendance, que ce soit en matière de production énergétique ou d’utilisation de ressources alternatives. Cette quête d’autonomie présente un intérêt technologique majeur, notamment pour les grandes marques qui pourraient être incitées à proposer des solutions autonomes. Dans un scénario où chaque particulier serait en mesure de produire sa propre eau, cela signifierait une déconnexion potentielle du réseau pour la population française. En conséquence, les entreprises pourraient se voir dans l’obligation de fournir une eau alternative, peut-être différente de celle actuellement consommée. Face à une éventuelle pénurie d’eau dans le futur, il deviendra impératif de trouver des solutions alternatives. La mise en place de telles solutions pour les particuliers pourrait libérer le réseau de distribution national, lui permettant d’être utilisé à d’autres fins, comme l’agriculture ou d’autres secteurs. 

Avec la croissance continue de la population mondiale, les ressources en eau douce se raréfient et des alternatives doivent être envisagées. Aton explore ainsi des partenariats potentiels avec divers secteurs, y compris les forces armées, pour adapter sa technologie à des contextes spécifiques. Face au lobbying des distributeurs d’eau en France, Aton envisage une première commercialisation à l’étranger, avec un accent sur les particuliers, les entreprises et les exploitations agricoles. La troisième machine qu’Aton entend développer, de type conteneur bateau, se concentre sur la production rapide et en grande quantité d’eau, adaptée aux situations d’urgence telles que les incendies ou les catastrophes naturelles. Elle pourrait ainsi répondre aux besoins de zones reculées ou d’urgence médicales en zone de guerre. Des contextes où des coupures d’eau surviennent fréquemment pour diverses raisons, telles qu’une défaillance du réseau, et où il est essentiel d’avoir une solution disponible et abordable.

De la décontamination à la distribution, une rupture dans le développement de la production d’eau

Le procédé est intéressant. A travers le processus breveté d’Aquasolo, l’humidité captée est minutieusement décontaminée pour éliminer tout polluant ou microbe potentiellement présent. Cette eau est ensuite minéralisée afin d’atteindre un niveau de potabilité optimal. L’objectif est de pouvoir générer de l’eau dans une plage de température allant de -20 à 50 degrés Celsius, afin de répondre aux contraintes thermiques relatives à chaque pays. Effectivement, alors que le taux d’humidité atteint environ 70% à New Delhi, comment produire simultanément un volume similaire de litres d’eau à Pretoria, où l’humidité est de seulement 30% ? De même, comment produire autant de litres d’eau en décembre à Marseille qu’à New York ou à Windhoek ? Aton apporte une solution à cette problématique en développant une solution d’autonomie qui pourrait être une véritable rupture dans le développement de la production d’eau. « Nous n’avons pas réinventé le procédé de captation d’humidité dans l’air, qui était déjà utilisé par les Romains. Mais nous avons mis en place un département de Recherche et Développement et innové sur les cellules satellites de notre générateur d’eau. Nous avons trois brevets en cours, axés sur l’amélioration de la décontamination, de la production et de la minéralisation de l’eau », note le fondateur d’Aton. 

Les analyses de marché sur le coût de production de cette technologie ont révélé des résultats encourageants. En comparaison avec une bouteille d’eau Evian, dont le coût de production avoisine les 21 centimes par litre, celui d’un litre d’eau avec la machine d’Aton est estimé à seulement 6 centimes, soit trois à quatre fois moins cher. Cette économie de coût de production est rendue possible grâce à une attention particulière portée à la consommation énergétique de la machine, qui se situe à moins de 100 watts, équivalent à celle de deux ampoules, garantissant ainsi une efficacité énergétique optimale. En outre, la production d’eau est adaptable aux besoins spécifiques des utilisateurs. Par exemple, alors que les bonbonnes d’eau utilisées dans les entreprises doivent être remplacées toutes les trois jours, le système développé par Aton permet de produire de l’eau selon les besoins, à la demande. Ainsi, si les employés d’une entreprise consomment 15 litres d’eau en une seule journée, la technologie développée par Aton répondra efficacement à cette demande en produisant l’eau nécessaire.

Les agriculteurs, confrontés à des défis d’approvisionnement en eau pour leurs cultures, voient également dans cette solution une opportunité de compléter les ressources naturelles disponibles. Notamment car elle ouvre la voie au développement de l’agriculture dans des zones  auparavant considérées comme inadaptées. Les équipes d’Aton ont également couplé leur technologie de production d’eau à leurs études de cartographie des reliefs et des écoulements des eaux pluviales. Cette approche intégrée permet non seulement aux agriculteurs de produire de l’eau de manière autonome, mais aussi de récupérer ces ressources en eau et de les gérer de manière plus efficace et durable. En fin de compte, l’objectif ultime est de garantir un accès à une eau propre pour tous, tout en préservant les écosystèmes et en minimisant les risques de pollution environnementale.

De l’éco-conception à la circularité : La démarche environnementale d’Aton Technologies

La circularité des composants et des procédés est au cœur de l’approche d’Aton, avec un fort accent sur la récupération d’eau et le réemploi des ressources. Ils ont développé une imprimante 3D qui utilise des matériaux numériques pour imprimer des sous-ensembles, réduisant ainsi l’empreinte environnementale du prototypage. Leur engagement en faveur de l’environnement se traduit par l’utilisation de matériaux éco-recyclables, tels que des polymères végétaux, dans leurs processus de fabrication. « Nous avons toujours cette idée de travailler sur une maitrise de nos déchets, et jugeons qu’il est essentiel de penser à la recyclabilité de nos produits dès leur phase de conception. De s’assurer qu’ils puissent être intégrés dans une économie circulaire. Enfin, si je peux utiliser le terme de philosophie d’entreprise, nous avons cette conviction que nos idées, aussi bonnes soient-elles, ne doivent pas nuire à l’environnement. Cette réflexion n’est pas simplement écologique, mais concerne également la durabilité de nos produits », confie Sébastien. 

Une préoccupation que de nombreux industriels n’ont pas eu dans le passé. Mais aujourd’hui, avec l’évolution des normes, la gestion des déchets est devenue une obligation incontournable à tous les échelons, que ce soit pour les grandes sociétés ou les petites structures. « Il est primordial que cette réflexion sur le recyclage et la maîtrise de la production soit intégrée dès le plus jeune âge, notamment à l’école. Nos systèmes internes sont alignés sur ces valeurs, et toute entreprise qui ne respecte pas ces principes devrait envisager de changer de cap », ajoute Sébastien. 

Aton Technologies, actuellement composée de quatre entreprises spécialisées dans le numérique et l’ingénierie, se concentre sur la création d’une application afin que tout particulier ou entreprise puisse piloter le système de distribution d’eau Aquasolo à distance, depuis son smartphone. « En ce qui concerne nos projets en cours, nous prévoyons de terminer le processus de minéralisation et de finaliser la conception des machines. Nous envisageons également de collaborer avec un cabinet extérieur pour optimiser la mise en œuvre de notre procédé. Parallèlement, nous explorons les possibilités de recyclage de l’air afin de renforcer notre engagement en faveur de la durabilité. Notre objectif est de commercialiser nos solutions d’ici 2025 », conclut Sébastien.


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