La tension monte encore en Haïti

Une nouvelle série de manifestations cette semaine, pour dénoncer une fois encore l’incurie du gouvernement. Plusieurs villes du pays étaient à l’arrêt hier (5 février 2024), écoles et commerces fermés. La journée a été marquée par des violences et des pillages, une personne a été tuée aux Cayes et certains manifestants armés de machettes ont été vus sur la route de Delmas, en banlieue de Port-au-Prince. Les protestataires réclament le départ d’Ariel Henry le 7 février 2024, demain, comme convenu dans un accord de transition politique jamais appliqué.

« Tout le pays est contrôlé par des gangs qui poussent les gens à quitter leur maison, Ariel est là et il ne fait rien, se désole un manifestant dans la capitale, quand quelque chose se passe dans un autre pays, Ariel est prêt à tweeter mais ici des gens meurent, il ne dit rien ! On restera dans les rues car Ariel Henry doit partir le 7 février. » D’autres rassemblements sont prévus, les grèves doivent également se poursuivre ce mardi (6 février 2024). De nombreux responsables d’école ont donc de nouveau demandé aux parents de garder leurs enfants à la maison, à cause de la « volatilité de la situation », commente notre confrère Goston Pierre, directeur de l’agence Alterpresse.

Derniers préparatifs avant le carnaval de Rio

Les écoles de samba peaufinent leurs spectacles et presque toutes les écoles les plus connues proposent aussi aux enfants de défiler. Notre correspondante a rencontré des jeunes, pour la plupart issus des quartiers pauvres ou des favelas, à l’école de Pimpolhos de Grande Rio. « On entend que les danseuses ne sont bonnes à rien, il y a encore beaucoup de discriminations », explique Gemsar dont les deux filles fréquentent l’école chaque semaine. Ici, pas de compétitions entre les différentes écoles, l’objectif est de faire découvrir aux enfants « l’ensemble de langages artistiques, explique une prof de danse afro, qui vont de l’écriture à la danse, aux arts visuels en passant par la musique. L’apprentissage se fait durant toute l’année, les écoles de samba sont un lieu de vie. »

Le journal de la 1ère

Le mouvement de grève des enseignants concerne aussi la Guadeloupe.


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