Suivez en direct les dernières nouvelles sur la guerre en Ukraine
PARIS, 26 avr. (Bénin Actu) –
Entre la Moldavie et l’Ukraine, persiste l’un des vestiges géopolitiques les plus méconnus de la guerre froide. La région séparatiste de Transnistrie reste fidèle à la Russie, abritant même des troupes et des milliers de tonnes de ses armes, dans un contexte marqué par l’escalade des tensions dans la région et les intérêts expansionnistes russes.
Le territoire est resté fidèle à Moscou alors que, des deux côtés, l’Ukraine et la Moldavie commençaient à laisser l’Union soviétique derrière elles. Nous sommes au début des années 1990 et la répartition du pouvoir en Europe de l’Est est en train de se redessiner, tant sur le plan politique que militaire.
Les tensions en Transnistrie ont atteint leur paroxysme en 1992, avec un conflit à l’issue duquel la région a commencé à bénéficier d’une sorte d’indépendance « de facto » que Chisinau ne reconnaît toujours pas à ce jour. Quelque 300 000 personnes vivent dans cette enclave située de l’autre côté du fleuve Dniestr, où les Russes et les Ukrainiens de souche prédominent sur les Moldaves de souche.
Elle abrite quelque 20 000 tonnes d’armement de l’ère soviétique — les experts ne savent pas exactement combien de ces armes sont encore utiles — et déjà après la guerre de 2014 en Ukraine et l’annexion de la Crimée par la Russie, la crainte s’est accrue que la Transnistrie devienne également un objet de convoitise russe.
Cette préoccupation s’est accrue ces derniers mois, à la suite de l’offensive ordonnée le 24 février sur l’Ukraine par le président russe Vladimir Poutine. En fait, les opérations se sont concentrées la semaine dernière sur les parties orientale et méridionale de l’Ukraine, ce qui donnerait naissance à un corridor terrestre qui pourrait s’étendre du Donbas à la Transnistrie.
Sur le plan économique, la région est fortement dépendante de la Russie, tandis que sur le plan politique, toute rotation minimale est inexistante. La loyauté de Moscou envers ce territoire est garantie et elle n’hésite pas à faire savoir qu’elle est de son côté, comme cela a été le cas à la suite des explosions survenues ces derniers jours et qui ont suscité la « préoccupation » du Kremlin.
Les organisations de défense des droits de l’homme ont dénoncé le manque de libertés et la marge de manœuvre réduite de la société civile. Amnesty International a dénoncé dans son rapport 2021 des cas de répression contre les voix critiques, citant en exemple les procès contre des dissidents accusés d’avoir insulté le président.
Crédit: Lien source


Les commentaires sont fermés.