Reporté depuis 2019 en raison de la pandémie, le projet de Heidi Levasseur se concrétisera finalement en 2024. Cette nageuse de Trois-Rivières prévoit traverser l’océan Atlantique à la nage de décembre à mai prochain.
Celle qu’on surnomme la sirène de la Mauricie nagera de la baie de Dakar, au Sénégal, jusqu’à la ville de Recife, au Brésil, ce qui donne un parcours total de 3000 kilomètres.
Ça fait longtemps que j’étudiais le parcours. Celui-là est le plus plausible et le plus court. La période de l’année qu’on a choisie n’est pas un hasard. C’est une période plutôt calme. C’est la zone intertropicale, c’est plus chaud. C’est vraiment le meilleur chemin à suivre
, explique Heidi Levasseur.
Heidi Levasseur en conférence de presse mercredi.
Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard
La Trifluvienne sera accompagnée d’une équipe de neuf personnes qui la suivra en bateau pour veiller sur sa santé et sur sa sécurité.
J’ai fait des estimations avec des océanographes et des modulations. Si on prend à la base que je nage de cinq à six jours par semaine, environ six heures par jour, à une vitesse de base de 4 kilomètres à l’heure, ça prendra environ 150 jours, mais ce qui va jouer, ce sont les courants, la fatigue, etc.
, soutient-elle.
Un défi plus grand que nature
Selon la nageuse, elle serait la première à réaliser un tel exploit.
« Peu importe le parcours dans l’Atlantique, il n’y a rien qui a été homologué. Il y a eu une traversée de Benoît Lecomte en 1998, qui est parti de la côte est américaine vers la France, mais on ne peut pas savoir exactement quelle distance il a nagé parce que quand il prenait ses pauses dans le bateau, le bateau continuait », nuance-t-elle.
Selon Heidi Levasseur, le report du défi aura finalement été bénéfique pour constituer son équipe et pour mieux se préparer.
Je n’ai pas de peurs, mais il y a des risques, oui. On a des plans déjà pour minimiser les risques. Par exemple, on sait qu’il y a des requins dans l’océan, donc j’ai des bracelets qui émettent des ondes électromagnétiques qui repoussent les requins.
Il y a aussi les méduses et les galères portugaises. Si je les touche, elles peuvent être toxiques, donc je vais porter une combinaison pour m’assurer que ma peau ne puisse pas entrer en contact avec leurs filaments
, ajoute-t-elle.
Le coût du projet GO Atlantica est évalué à trois millions de dollars.
Avec les informations d’Eugénie Larente-Richer
Crédit: Lien source


Les commentaires sont fermés.