Tous les salariés d’Emaver étaient sur le pont ce jeudi 5 octobre pour présenter aux clients de l’entreprise spécialisée dans la fourniture de vitres sur mesure l’atelier d’où sortent leurs produits, soit une quarantaine de références dans toutes les dimensions, et toutes les formes.
Double vitrage, verre feuilleté, verre trempé, miroirs… Le savoir-faire de cette entreprise familiale, à l’histoire étonnante, est très diversifié. Pour l’entretenir et l’étendre encore, la PME de 42 salariés détenue par Emilie Potier, qui l’a rachetée à son père en 2012, vient de s’offrir une nouvelle ligne de montage des doubles vitrages, une spécialité qui représente 60% de la production. Montant: 1,4M€.
L’entreprise aurait besoin
d’étendre sa superficie, sans succès pour l’instant.
« L’ancienne machine était vétuste et nous avions besoin de répondre aux besoins du marché qui réclame de plus en plus de produits de grandes dimensions, par exemple de 4,5 sur 2,7m », explique la dirigeante.
Dans ces locaux nichés au cœur de la zone d’activité de La Garde, tout près des grandes surfaces, on transforme de grands plateaux de verre, à 95% fournis par le Groupe Saint-Gobain, auquel Emaver appartenait d’ailleurs entre 1977 et 1987. « Mon père était directeur des filiales du groupe et n’a pas voulu que cette usine soit vendue; il l’a donc rachetée lui-même à Saint-Gobain en 1987 », résume Emilie Potier.
Relation de confiance
La relation entre la petite PME et le géant des matériaux est demeurée. « Cette relation de confiance nous a permis de ne jamais être en rupture d’approvisionnements pendant la pandémie notamment. » Emaver produit en outre deux gammes disposant de la licence Saint-Gobain et doit donc suivre un cahier des charges très strict. Qui assure notamment la solidité de certains garde-corps, en verre feuilleté (deux plaques sont soudées entre elles à très haute temérature dans un four) ou du verre trempé, utilisé pour éviter, en cas de casse, la formation de morceaux de verre tranchants et susceptibles de causer de graves blessures. Le parc de machines, à 80% âgées de moins de cinq ans, comprend un laminoir, un four de trempe, mais aussi un espace de polissage qui permet d’adoucir les arêtes d’une paroi de verre ou encore un atelier de découpe, pour leur donner n’importe quelle forme, par fraisage et là encore polissage.
Facture énergétique
Avec des températures supérieures à 400° dans le four de trempe, la PME a subi de plein fouet la hausse des coûts énergétiques et optimise pour faire face ses plages de production. « Depuis le printemps, nous accusons aussi le ralentissement du secteur du bâtiment dont nous dépendons mais nous continuons à investir, c’est essentiel », assure Emilie Potier qui avait déjà consacré 630k€ en 2022 au stockage, important aussi pour assurer un approvisionnement en continu de ses quelque 650clients.
Qui ont répondu présent à la journée portes-ouvertes du 5 octobre, destinée, aussi, à promouvoir l’image de cette entreprise née en 1956 et capable d’afficher aujourd’hui un chiffre d’affaires de 6,4M€, avec une stratégie du sur mesure qui ne néglige aucune typologie de clients.
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