Le responsable du collectif des avocats pour la défense des droits de l’homme (CADDHO) constate avec amertume les différents problèmes qui rongent le pays, notamment ceux liés à la violation des droits humains. Le coordinateur général du collectif, Me Arnel Remy, appelle les acteurs à s’unir pour mettre un terme à la crise.
D’entrée de jeu, l’homme de loi indique que la nouvelle grève entamée par les greffiers et les commissaires aura pour effet d’affaiblir encore plus la justice haïtienne, où les personnes incarcérées dans des conditions inhumaines ont du mal à se présenter devant un juge naturel.
« Les prisonniers sont dans des conditions extrêmement précaires. Avec ce nouveau débrayage, il sera de plus en plus difficile pour eux d’être jugés. Alors qu’aucune résolution n’a été prise pour mettre un terme à cette crise qui a trop duré, les personnels de la justice réclament leur revalorisation salariale, tandis que les autorités ne font que mépriser leur demande, sans penser aux vulnérables dans les centres carcéraux qui sont souvent malades en ces temps difficiles », déclare le PDG du cabinet Advocatus Law Firm, tout en précisant que cette attitude des autorités étatiques constitue un mépris envers les droits humains.
« 75 ans après la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH), tout ne fait qu’empirer de notre côté. Nous sommes privés des droits les plus élémentaires tels que le droit à la vie, le droit à la santé, le droit à l’éducation, et autres », déplore le défenseur des droits humains.
Par ailleurs, Me Arnel Remy a fixé sa position sur le processus de dialogue initié par les émissaires de la Caricom visant à trouver une entente entre les acteurs. Il appelle ces derniers à mettre de côté leurs intérêts de clan pour le bien-être du peuple haïtien qui souffre et espère une amélioration de la situation.
Veron Arnault
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