(Agence Ecofin) – Après plus de 3 années de négociations, le processus de mobilisation de fonds avec l’AFD pour la modernisation de ce tronçon clé du Corridor Douala-N’Djamena est désormais bouclé.
L’accord de financement de l’Agence française de développement (AFD) pour le projet de réhabilitation du chemin de fer Bélabo-Ngaoundéré a finalement été signé. Le bailleur mettra à disposition une enveloppe de 126 millions d’euros, qui viendra compléter un investissement de 129 millions € déjà mobilisés auprès de la Banque européenne d’investissement (BEI) et l’Union européenne.
La voie ferrée de 339 km devrait relier ces localités du nord du Cameroun, carrefours du commerce régional, notamment pour les marchandises à destination du Tchad en provenance du port de Douala. Cette bretelle du réseau ferroviaire exploité par Camrail, dont le terminus se trouve à Ngaoundéré, offrira une meilleure alternative au transport routier devenu une option difficile faute d’infrastructures routières suffisantes et modernes.
Après plusieurs décennies d’exploitation, ce réseau inauguré depuis 1974 est devenu inadapté aux exigences techniques actuelles du transport ferroviaire moderne. La remise à niveau des infrastructures porte entre autres sur des travaux de renouvellement des rails, traverses et ballast de la voie principale et des voies d’évitement dans les gares.
Le projet une fois à termes, renforcement de la sécurité du réseau, et contribuera entre autres à désenclaver la région et réduire le temps de trajet d’autant que la vitesse moyenne des trains passera à 60 à 90 km/h. Il facilitera de même l’acheminement des productions locales, notamment de bétails, et impulsera une autre dynamique aux échanges avec le Tchad qui fait transiter chaque année près de 350 milliards FCFA de marchandises via ce corridor.
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