Le chef de la diplomatie américaine appelle la communauté internationale à se rassembler autour d’Haïti
Le premier ministre haïtien a pour sa part relevé que son pays faisait face aux violences et à une «crise humanitaire inquiétante» et appelé à l’aide les pays du Caricom et les Etats-Unis, tout en remerciant Washington pour son assistance sécuritaire et humanitaire.
En faveur d’une force multinationale
Antony Blinken avait auparavant, lors d’une session plénière du Caricom, promis l’aide américaine pour restaurer la sécurité à Haïti, préalable nécessaire au retour de l’ordre démocratique dans ce pays.
«Les Etats-Unis partagent le sentiment ressenti dans toute la région qu’il faut aider le peuple haïtien à dessiner son avenir afin de restaurer l’ordre démocratique par le biais d’élections justes et libres», a affirmé le secrétaire d’Etat américain devant les chefs d’Etat et de gouvernement des pays des Caraïbes réunis au sein du Caricom à Port-d’Espagne.
«Les Haïtiens ne peuvent atteindre ces objectifs cruciaux sans sécurité», a-t-il ajouté, en apportant son soutien à l’appel du gouvernement haïtien à la mise en place d’une force multinationale pour y restaurer la sécurité.
Il n’a toutefois donné aucune indication sur le pays qui pourrait diriger cette force, les Etats-Unis se refusant pour l’instant à le faire.
L’appel du secrétaire d’Etat américain intervient au moment où la situation sécuritaire et humanitaire empire de jour en jour.
Le déploiement d’une force de sécurité réclamé
Après un déplacement samedi à Port-au-Prince où il a exhorté la communauté internationale à ne pas «oublier» Haïti, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé lundi à un «soutien» international à la police haïtienne pour faire face à une vague de violence «sans précédent» ces derniers mois. «La situation sécuritaire se détériore rapidement et les besoins humanitaires montent en flèche», a-t-il prévenu depuis Trinité-et-Tobago, où s’était ouvert le sommet Caricom dont Haïti est l’un des membres.
Il a de nouveau plaidé pour le «déploiement d’une force de sécurité internationale autorisée par le Conseil de sécurité» et «capable de coopérer avec la police nationale haïtienne pour démanteler les gangs à l’origine de cette violence sans précédent».
Ariel Henry réclame depuis près d’un an une intervention internationale, mais aucun pays ne s’est encore déclaré prêt à prendre la tête d’une force d’intervention. Le Brésil et le Canada sont les plus impliqués dans les discussions, tandis que les Etats-Unis préfèrent soutenir un renforcement de la police locale.
La légitimité même du premier ministre est remise en question. Haïti n’a pas tenu d’élections depuis 2016 et le président Jovenel Moïse a été assassiné en juillet 2021.
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