Le défi de la participation politique des femmes en Côte d’Ivoire : Un sujet de débat au siège du NDI

Le mardi 27 juin 2023, un débat important s’est tenu au siège de l’Institut National Démocratique (NDI) à Cocody Angré, Abidjan, concernant la faible représentation des femmes dans le domaine politique et lors des élections en Côte d’Ivoire.

Lors d’un panel organisé par l’Institut National Démocratique sous le thème des élections municipales et régionales de 2023, la faible représentation des femmes au sein des partis politiques a été discutée. Les femmes politiques et les représentants de la société civile ont fait valoir la nécessité d’une loi contraignante pour les partis politiques, qui les obligerait à valider des candidatures féminines lors des différentes élections.

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Cette proposition vise à promouvoir la parité et à encourager une représentation équilibrée des femmes en politique. Une réforme du code électoral, prenant en compte cette question de parité, est de plus en plus réclamée en Côte d’Ivoire par les femmes politiques et la société civile.

Les remarques du Dr Bangali N’goran, docteur en Histoire à l’Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa, soulignent une perception persistante au sein des partis politiques en Côte d’Ivoire. Selon lui, ces partis estiment que l’envoi de femmes aux élections municipales et régionales réduirait leurs chances de remporter ces élections. Il ajoute que les femmes politiques rencontrent de nombreuses difficultés pour s’imposer et réussir en politique.

La position de la présidente de l’Union républicaine pour la démocratie (URD), Daniel Bony Claverie, exprime l’importance de l’application de la loi sur la participation des femmes aux élections municipales et régionales à hauteur de 30%. Elle souligne que c’est un sujet difficile mais crucial qui nécessite des mesures concrètes pour garantir la représentation des femmes en politique.

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« Je salue cette loi qui est l’aboutissement de la lutte mais maintenant il faut l’appliquer dans nos partis politiques. Le gouvernement avec les partis politiques et la société civile doivent organiser des campagnes de sensibilisation pour l’éducation des femmes et le message qui sera donné à toutes », a-t-elle fait savoir.

Lucien Kouaho (stagiaire)

Fleur Aké M’Bo Esther équipe des organisations de femmes et de jeunes de la commune d’Agboville

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