Le dirigeable Lélio se rapproche de sa tentative de record de vitesse

Il devait initialement se montrer lors de la dernière Coupe Icare en septembre mais finalement Lélio fera sa première grande apparition hors de son hangar de Champ-près-Froges le 8 juin. Le dirigeable de 32 mètres de long, projet de l’association Transocéans, autour du fondateur de la société Airstar Pierre Chabert, est conçu pour tenter de battre le record du monde de vitesse en dirigeable mais aussi pour montrer que c’est un mode de transport d’avenir.

Un record établit… avec des moteurs atmosphériques

Le record du monde de vitesse actuel, de 111,8 km/h, a été établi en 2004 par Steeve Fosset, à bord d’un Zeppelin propulsé par des moteurs atmosphériques. Le but de Pierre Chabert n’est pas tellement d’aller plus vite pour aller plus vite mais de montrer que c’est possible d’aller plus vite en étant encore plus respectueux de l’environnement. « L’idée, explique-t-il, c’est de montrer qu’on peut finalement avec peu d’énergie, aller relativement vite […] puisque le dirigeable qui a fait le record précédent lui il avait 600 chevaux à son bord et nous on va mettre à peine 100 chevaux. Et on veut aller plus vite que lui parce qu’on a une forme très « designée », très étudiée, et parce que les chevaux électriques sont toujours des bons chevaux« .

Pierre Chabert sous le "ventre" de Lélio
Pierre Chabert sous le « ventre » de Lélio
© Radio France

Laurent Gallien

Un transport aérien d’avenir ?

Au-delà de ce projet de record de vitesse, l’association et Pierre Chabert, ambitionnent d’équiper ensuite ce dirigeable de panneaux solaires ultralégers et souples; pour épouser sa forme, voire d’une pile à hydrogène pour plus d’autonomie. La technologie des dirigeables avance et ce n’est pas Pierre Chabert qui s’en plaindra. Il estime que ces dirigeables sont une solution de transport la plus écologique possible. Les développer est selon lui « plus que pertinent, c’est nécessaire« . « Je me dis, explique Pierre Chabert, que dans le monde de l’aviation et du vol ce sont des machines qui ont l’obligation de renaitre parce qu’elles sont les plus écologiques en l’air. Il n’y a pas d’autre machine volante qui consomme aussi peu« .

Des dimensions encore modestes

Un enthousiasme qui doit encore faire tomber des barrières, et notamment le souvenir de la catastrophe du Zeppelin Hindenburg en 1937. Les dirigeables n’atteindrons pas non plus la vitesse de l’avion mais au moins dans un premier temps pour le Lélio « une vitesse de croisière équivalente à celle d’un ULM« . Le dirigeable développé en Isère pèse 400 kg « à vide », mais une fois gonflé à l’hélium, bien moins dangereux que l’hydrogène, il peut faire décoller 200 kg en plus de sa propre masse. De quoi soulever la nacelle minimaliste et les deux pilotes le jour de la tentative de record de vitesse. Pour un transport de passagers il faudra faire plus grand et plus gros… mais les grandes marches sont aussi faîtes de petits pas !

Le profil du dirigeable Lélio
Le profil du dirigeable Lélio


Projet Kinetic-Koesio

Le hangar de Lélio, à côté de la société Airstar à Champ-près-Froges
Le hangar de Lélio, à côté de la société Airstar à Champ-près-Froges


Projet Kinetic-Koesio

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