Malgré une augmentation substantielle des investissements dans la technologie climatique en Afrique, un nouveau rapport révèle que l’écart entre les besoins réels en matière d’action climatique sur le continent et les contributions du secteur privé demeure important. Le rapport, intitulé « Investir dans l’innovation technologique climatique en Afrique », offre un aperçu critique du secteur émergent de la technologie climatique en Afrique et met en évidence les défis et le potentiel de croissance de ce domaine.
La résilience climatique en Afrique est devenue une préoccupation majeure en raison des impacts croissants du changement climatique. Le rapport a été préparé par The Catalyst Fund, un fonds de pré-amorçage et un accélérateur soutenant les start-ups technologiques visant à renforcer la résilience des communautés vulnérables au climat en Afrique.
Le rapport révèle que, au cours de la dernière année, Catalyst Fund a reçu plus de 3 000 propositions d’innovateurs de la technologie climatique cherchant à obtenir des investissements pour leurs projets en Afrique. Cependant, près de 90 % de ces propositions ont été disqualifiées car elles ne se concentraient ni sur l’Afrique ni sur des solutions climatiques.
Parmi les projets restants, les start-ups axées sur l’agriculture et l’énergie constituaient la majorité. Alors que 40 % des solutions dans le pipeline pré-amorçage étaient liées à l’agriculture, les start-ups énergétiques et hydriques ont attiré 75 % du financement des start-ups climatiques en 2022. Les secteurs du gaspillage alimentaire, de l’insurtech, de la gestion des déchets et des crédits carbone représentaient seulement 25 % du financement total.
Le financement actuel pour les entreprises technologiques climatiques en Afrique, bien que croissant, reste insuffisant pour atteindre les objectifs climatiques du continent d’ici 2030. Le rapport estime qu’une augmentation significative des financements est nécessaire, passant de 30 milliards de dollars par an à 300 milliards de dollars, nécessitant une contribution des secteurs public et privé.
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