Avec notre correspondante à Dakar, Théa Ollivier
Pape Alé Niang a arrêté sa grève de la faim et il a accepté de prendre ses traitements, assure Ibrahima Lissa Fall, président de l’Association des éditeurs et professionnels de la presse en ligne, qui précise qu’il est « encore très souffrant ». Alors que le journaliste avait arrêté de boire, de manger et de se soigner depuis son arrestation, « nous craignions le pire dans les heures à venir, mais son obstination a mené les autorités à le libérer », se réjouit Ibrahima Lissa Fall.
« Harcèlement judiciaire »
Et le directeur du site d’information privé Dakar Matin n’est pas sous contrôle judiciaire, se félicite son avocat, maître Moussa Sarr, même si l’information judiciaire continue. Sur Twitter, l’organisation Reporter sans frontières (RSF) a salué « la décision de mise en liberté provisoire de Pape Alé Niang, qui est toujours hospitalisé. Il faut maintenant que toutes les charges retenues contre le journaliste soient abandonnées et que cesse le harcèlement judiciaire qui le vise. »
« Soulagement »
« C’est un soulagement car la place d’un journaliste n’est pas en prison », estime Bamba Kassé du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal. Pourtant, le ministre de la Justice, Ismaila Madio Fall, avait expliqué qu’il était arrêté en tant « qu’influenceur subversif et non pas en tant que journaliste » et qu’il était « multi récidiviste ». Dans une autre affaire, il avait été inculpé notamment pour diffusion de fausses nouvelles en novembre 2022.
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