Le ministre de l’Intérieur du Kenya, Kithure Kindiki, a affirmé ce jeudi 9 novembre aux parlementaires qu’aucun déploiement n’aura lieu avant la réception en avance des 225 millions d’euros pouvant couvrir les dépenses.
Alors que le Conseil de Sécurité de l’ONU a autorisé le déploiement de la force multinationale de soutien à la sécurité en Haïti, devant être dirigée par le Kenya qui s’est porté volontaire au début du mois d’octobre dernier, la mission est dans l’impasse.
En effet, l’opposition kényane avait saisi la Haute Cour de justice en indiquant que ce déploiement est un danger pour le Kenya. Un tribunal kényan a interdit l’envoi des policiers en Haïti. L’audience qui devait se tenir le 24 octobre a été reculée pour ce 9 novembre devant le Parlement.
«Nous avons convenu que les ressources pour cette mission seront organisées et mobilisées parmi les États membres de l’ONU. Si toutes les ressources ne sont pas mobilisées et mises à disposition, nos troupes ne quitteront pas le pays», a déclaré le ministre de l’Intérieur du Kenya mercredi, lors d’une séance de la commission parlementaire conjointe du Sénat et de l’Assemblée nationale.
«Le budget global de la mission est fixé à 600 millions de dollars, qui serviront à préparer les forces, à supporter les coûts de transport, les indemnités de communication, les indemnités générales et à couvrir le retour de la force au pays», a fait savoir Kithure Kindiki.
«Nos troupes ne quitteront pas le pays à moins que nos ressources ne soient mises à profit. Nous déploierons les officiers une fois que tout l’équipement sera déployé en Haïti… nous avons également déjà dépensé une partie de l’argent en formation, mais cela sera remboursé par le Conseil de Sécurité des Nations unies», a-t-il ajouté.
Le Kenya conditionne sa venue, alors que le pays s’écroule dans une escalade de violence, avec des cas d’assassinat et de viol à répétition, et les bandes armées deviennent de plus en plus agressives. Entre mi-août et mi-octobre, le Programme alimentaire mondial (PAM) indique qu’environ 40 000 personnes ont été forcées de quitter leurs maisons.
Shelsa Philius
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