Guy Barcarel avait disparu dimanche, lors d’une opération nocturne de lutte contre l’orpaillage illégal sur le fleuve Oyapock.
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Le Figaro avec AFP
Publié , mis à jour
Le corps sans vie du militaire français disparu dimanche, lors d’une opération nocturne de lutte contre l’orpaillage illégal sur le fleuve Oyapock, en Guyane, a été retrouvé mercredi, a-t-on appris de sources concordantes.
«J’ai la tristesse et la douleur de vous annoncer que l’on a retrouvé le corps de l’adjudant Guy Barcarel qui malheureusement est décédé», a indiqué le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, aux députés de la commission de la Défense, qui lui ont rendu hommage par une minute de silence.
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Météo défavorable
«Je tiens au nom du gouvernement à avoir une pensée particulière pour sa mémoire, pour sa famille et à adresser (mes) condoléances à l’ensemble des Guyanaises et des Guyanais», a-t-il ajouté, rappelant que le sous-officier était également «chef coutumier amérindien». «Le corps a été retrouvé, c’est l’essentiel, on va pouvoir lui donner des funérailles», a déclaré à l’AFP Laurent Yawalou, maire de Camopi, dans l’est de la Guyane, d’où le militaire était originaire.
Selon une source proche du dossier, le corps du piroguier, membre des Forces armées de Guyane (FAG), a été retrouvé à 13h45, heure française, par une patrouille des FAG dans le fleuve Oyapock, près de Camopi. Les faits se sont produits dimanche vers 21h00 locales (02h00 heures de Paris). «Agissant en soutien de la gendarmerie, le sous-officier, piroguier au sein du 3e Régiment étranger d’infanterie (REI), chef coutumier pour les Amérindiens Teko de Camopi et membre du Grand conseil coutumier, était à la recherche d’une pirogue logistique illégale au moment de l’accident», avait indiqué plus tôt dans la matinée le ministère des Armées dans un communiqué.
Selon les premiers éléments de l’enquête, «l’embarcation a heurté un arbre alors qu’elle opérait de nuit par une météo défavorable. Sous le choc, le piroguier est tombé». Un gendarme mobile a également été blessé.
500 sites d’orpaillage illégal
En 2021, selon un rapport parlementaire, la gendarmerie de Guyane chiffrait à 8600 environ le nombre d’orpailleurs illégaux, pour l’essentiel des «garimpeiros» (prospecteurs) brésiliens, «en situation irrégulière sur le territoire» français. Quelque 500 sites d’orpaillage illégal seraient toujours actifs, selon l’Observatoire de l’activité minière (OAM), dont 150 situés au cœur du Parc national amazonien, créé en 2007 pour protéger la forêt amazonienne et sa biodiversité.
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Le rapport parlementaire soulignait aussi le coût élevé du phénomène pour l’économie guyanaise: «Selon la Fédération des opérateurs miniers de Guyane, l’orpaillage illégal détournerait du PIB guyanais environ 750 millions d’euros» chaque année, perte occasionnée par l’extraction illégale de «10 à 12 tonnes d’or» par an.
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Le 25 mars, un gendarme français, le major du GIGN Arnaud Blanc, a été tué alors qu’il participait avec neuf camarades à une opération contre l’orpaillage illégal. Un homme soupçonné d’appartenir à un groupe de braqueurs de mines d’or clandestines impliqué dans la mort de ce gendarme a été arrêté par la suite.
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