Décidément, le héron cendré est l’animal tendance de cette fin d’année 2023. En plus d’être à l’affiche du film de Hayao Miyazaki, Le Garçon et le Héron, en salle depuis le 1er novembre en France, et à partir du 8 décembre aux États-Unis, cet échassier au plumage gris bleuté est à la une de l’édition de novembre-décembre du magazine américain MIT Technology Review.
L’image d’un héron avec un poisson recouvert de vase dans le bec et ses longues pattes plantées dans un amas de déchets plastiques multicolores symbolise l’un des “gros problèmes” dont il est question dans ce dernier numéro de l’année.
Faciles à produire à moindre coût, légers, robustes, les plastiques sont absolument partout. Y compris dans nos entrailles. Or ils ne sont pas tous recyclables. Et quand ils le sont, il n’existe pas de filière rentable pour le faire. “Fondamentalement, pour résoudre la crise de la pollution plastique, la société doit s’attaquer à la racine du problème : les plastiques sont incroyablement rentables et bon marché parce que les producteurs de polymères ne paient pas pour les dommages considérables qu’ils causent”, écrit le journaliste Douglas Main dans l’un des articles de ce numéro spécial.
“Le monde a tant de problèmes urgents à régler, par quoi commencer ?” interroge la revue, se penchant sur le cercle vicieux qui consiste à se tourner vers les technologies pour nous aider à résoudre nos problèmes et, ce faisant, à en créer de nouveaux. Internet, réseaux sociaux, intelligence artificielle… “Quel rôle la technologie peut-elle et doit-elle jouer à l’avenir ?” se demande le rédacteur en chef, Mat Honan, dans son éditorial.
Pour tenter d’y répondre, le magazine a ouvert ses pages à la biologiste lauréate du prix Nobel Jennifer Doudna, à la journaliste et autrice américaine Annalee Newitz, mais aussi à Bill Gates, cofondateur de Microsoft, à Mark Zuckerberg, le patron de Meta, et à d’autres encore.
Crédit: Lien source


Les commentaires sont fermés.