Son absence pouvait difficilement passer inaperçue. Mohamed Bazoum devait être, cette année, l’invité d’honneur de l’Alliance des patronats francophones. Aucun patron nigérien n’était d’ailleurs présent dans la salle. Ils ont pourtant un rôle à jouer, assure le président de l’Alliance, le Français Geoffroy Roux de Bézieux : « Bien sûr ! Le patronat nigérien est membre de l’Alliance. On continue à vouloir, même dans les circonstances actuelles, continuer à travailler avec nos amis nigériens et burkinabè. »
Les représentants de l’Alliance le reconnaissent : avec pas moins de six coups d’État en trois ans en Afrique de l’Ouest, la coopération économique au sein de l’espace francophone se complexifie. Un constat partagé par l’opposant guinéen, Celou Dallen Diallo, venu assister à la rencontre. « Deux coups d’État au Mali. Deux coups d’État au Burkina. Un coup d’État en Guinée et un coup d’État au Niger. Cette irruption des armées dans l’espace public et surtout la confiscation du pouvoir politique ne sont pas de nature à favoriser justement la stabilité, le climat des affaires pour les entreprises. »
Les patrons, des « diplomates économiques »
Dans un tel contexte, les patrons d’entreprises sont plus que jamais importants. Ils sont en quelque sorte des « diplomates économiques », estime la Canadienne Caroline St-Hilaire, administratrice de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Car ce sont eux, conclut-elle, qui peuvent offrir à la jeunesse des emplois et de la formation.
Plusieurs délégations de patronats africains ont donc fait le déplacement : Algérie, Bénin, Congo, Côte d’Ivoire, Madagascar, Sénégal, Togo ou encore Tunisie.
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