Le Nouvelliste | Sorbonne : un colloque international et interdisciplinaire sur la santé mondiale, la science et la politique de sécurité sanitaire
À l’initiative de Jacques Nesi, Jean-Jacques Cadet et Jean Hugues Henrys un colloque international et interdisciplinaire sur la santé mondiale, la science et la politique de sécurité sanitaire sera organisé les 24 et 25 mai 2022 à Sorbonne Université (Campus Pierre et Marie Curie.4 Place Jussieu 75005 Paris). À cet évènement en format hybride (présentiel/ visioconférence), le professeur Renaud Piarroux sera honoré pour ses travaux sur le choléra en Haïti.
La première journée du colloque sera consacrée aux pandémies, aux populations du monde et enjeux de santé. À la cérémonie d‘ouverture, de 9 heures à 9 heures 30, Renaud Piarroux, biologiste spécialiste des maladies infectieuses et des maladies tropicales, professeur à la Faculté de médecine de Sorbonne, chercheur à l’Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique sera honoré pour ses travaux sur le choléra en Haïti. L’auteur de « Choléra. Haïti 2010-2018 : histoire d’un désastre », avait, dans un rapport à l’issue d’une mission en Haïti, affirmé que le foyer infectieux de l’épidémie du choléra était parti du camp des Casques bleus népalais, dans le département du Centre.
Le même jour un hommage sera rendu également au Dr. Paul Farmer, de regretté mémoire, et à Mme Michèle Duvivier Pierre-Louis, présidente de FOKAL (Fondasyon Konesans ak Libète)
Pendant la première journée du colloque des réflexions porteront sur le droit universel à la santé et les limites de l’engagement international. Ricardo Seitenfus, diplomate, professeur Faculdade de Direito De Santa Maria (FADISMA) interviendra sur l’impossible immunité : les opérations de paix des Nations unies face au droit alors que Pierrot Délienne, diplomate, professeur d’université, interviendra sur la procédure des interventions de l’ONU et les incidences dans les pays d’accueil : le cas d’Haïti.
A la mi-journée, à 20 minutes d’intervalle, des experts interviendront sur les facteurs écologiques pouvant conduire à une persistance du choléra en Haïti, le choléra et les mesures de quarantaine en Haïti durant les 19e et 20e siècles. Jean Hugues Henrys, docteur en médecine, directeur de l’Equipe de Recherche sur l’écologie des maladies infectieuses et tropicales (EREMIT), Faculté des sciences de la santé, Université Quisqueya, fera une estimation du coût de l’épidémie de choléra en Haïti.
Après la pause de 15 heures, les réflexions porteront sur le Covid-19, comme le nouvel ordre mondial. James Boyard, professeur à l’Université d’Etat d’Haïti, fera le point sur les enjeux et défis de la régulation du Covid-19 dans un Etat républicain, démocratique et libéral. 18H30. Avec Floris Nesi, docteur en médecine et Elder Pierre, docteur en médecine, infectiologue et pharmacien, le dernier panel abordera l’automédication à base de plantes médicinales et Covid- 19 en Haïti : résultats partiels ou effet placebo.
Au cours de la deuxième journée, les pandémies, la géopolitique, l’histoire, les tensions entre le profit, la santé et les intérêts économiques seront au cœur des discussions. 9heures 30, Jean Marie Théodat, Université Sorbonne, maitre de conférences parlera de la géopolitique de la santé à l’âge des pandémies, l’exemple d’Haïti.
Les spécialistes haïtiens et étrangers présents à ce colloque réfléchiront sur les logiques économiques et la probité des acteurs à travers le prisme de l’histoire, en lien avec les pandémies. Les pandémies, la science, et la gestion des crises, sera la thématique de la mi-journée.
En fin journée, avant de clôturer le colloque, Rodady Gustave, doctorant en histoire du droit (cotutelle Université Grenoble Alpes/ Université d’État d’Haïti) rattaché aux laboratoires : CESICE/ LADREP, tablera sur la violation des libertés fondamentales dans l’obligation et l’incitation à se faire vacciner. Alors que Raymonde Raymond, doctorante à l’Université Quisqueya interviendra sur Haïti, entre problèmes politiques et questions sanitaires : la gestion efficace reste un défi pour les autorités publiques haïtiennes.
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