Publié le 12 juil. 2023 à 14:53
Qui a dit que le nucléaire, qui plus est la fusion, était trop risqué pour les investisseurs privés ? Ce mardi, le patron de l’OpenAI désormais très célèbre ChatGPT, Sam Altman, a annoncé son projet de coter sa start-up dédiée au nucléaire Oklo, en Bourse, à New York.
Créée en 2015, la société mise sur la technologie très prometteuse et très futuriste de la fusion nucléaire : elle prévoit de construire des petits réacteurs modulaires (SMR) produisant de l’électricité grâce à ce procédé qui tente de reproduire l’énergie du soleil et des étoiles.
Une technologie très prometteuse
Perçue comme le véritable Graal de la transition énergétique, la fusion promet de générer une énergie décarbonée, très abondante, sans produire (ou presque) de déchets nucléaires. Malgré une avancée très notable fin 2022, lorsque des scientifiques du laboratoire de Livermore en Californie ont réussi à mener une réaction produisant plus d’énergie que celle qui a été nécessaire pour la mettre en oeuvre, le concept de fusion est encore en phase de développement.
Pour entrer en Bourse, Oklo va fusionner avec une autre société de la galaxie de Sam Altman, le « SPAC » AltC Acquisition, un véhicule déjà coté au New York Stock Exchange dont la seule raison est précisément de faciliter l’entrée en Bourse d’autres sociétés.
L’opération est inhabituelle car Sam Altman est à la fois président d’Oklo et investisseur dans le SPAC Altc. Ce dernier s’est « retiré de toutes les négociations et décisions liées à cette transaction », indique toutefois un porte-parole de Altc.
Une levée de fonds de 500 millions d’euros
La start-up prévoit de lever 500 millions de dollars avec cette opération, somme qui sera consacrée au développement de son premier réacteur à fusion, baptisé Aurora. Oklo dont la valorisation annoncée pour cette introduction en Bourse s’élève à 850 millions d’euros explique viser une première mise en service de son réacteur à l’horizon 2030.
La jeune société ne dispose toutefois à ce jour d’aucun site pour construire son premier de série. Elle s’est en effet vue refuser, en janvier 2022, un permis de construction demandé à l’Agence de régulation du nucléaire (NRC) dans l’Idaho. Cette dernière a pointé le manque d’informations sur les risques accidentels liés à cette technologie.
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