le peuple Kali’na lutte contre l’installation d’une centrale électrique à côté d’un village

Le 24 octobre dernier, les gendarmes ont débarqué à l’aube dans le village de Prospérité pour y arrêter leur chef coutumier Roland Sjabeur. Du jamais vu en Guyane, explique le député de la Gauche démocratique et républicaine Jean-Victor Castor : « L’histoire du Yopoto, c’est la première fois qu’un préfet s’autorise à aller dans un village, à arrêter un cacique, un chef coutumier, un Yopoto, c’est la première fois que ça se fait. Il y a une ligne rouge qui a été franchie. Aujourd’hui, même s’il y avait une infime marge de manœuvre pour trouver une voie de négociation, ce n’est plus possible. »

« Tranquillité »

Et pourtant Roland Sjabeur et les Kali’na ne sont pas opposés au projet lui-même. Une centrale hybride qui ambitionne d’alimenter jusqu’à 10 000 foyers grâce à des panneaux solaires et un tout nouveau système de stockage de l’énergie par l’hydrogène. Ce qu’ils veulent concrètement : « D’un point de vue concret, nous recherchons tout simplement la tranquillité dans notre village, pour cela, il faut que ce projet-là soit déplacé ailleurs. »

Pourquoi à moins de deux kilomètres du village ?

Pourquoi installer cette centrale à moins de 2 kilomètres du village, et ce sans la moindre concertation alors que la Guyane fait plus de 83 000 km2 ? Cette question, les Kalin’a et leur chef coutumier sont donc venus la poser à Paris, alors que sur place, l’heure est à la confrontation.

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