Ils sont en mission. Obnubilés par le rêve commun d’être le premier XV de France sacré champion du monde, qui plus est à domicile. En stage de préparation pour la prochaine Coupe du monde de rugby, qui se déroulera en France du 8 septembre au 28 octobre, les Bleus de Fabien Galthié ont choisi le stade Louis-II de Monaco et l’Hôtel Marriott de Cap-d’Ail comme camps de base ces jours-ci. Comme en 2019.
L’idée: briser la routine du centre national de Marcoussis. Fuir la vie de caserne que la compétition imposera pour rester connectés au monde. Boire un coup en terrasse, partager une bonne table, visiter la Collection de voitures de S.A.S. le Prince de Monaco… Bref, se créer un vécu commun.
Ces instants de vie en dehors du pré qui forgent un groupe, créent ou entretiennent une dynamique, et feront peut-être la différence dans la quête du Graal… quand les matchs basculent à un détail. « Si l’on vient ici c’est pour tout cela. On est toujours en train de rechercher les détails. L’environnement est parfait », confiait e jeudi à Monaco-Matin le sélectionneur Fabien Galthié, après avoir signé une poignée d’autographes et accepté volontiers quelques selfies avec les fans qui l’attendaient à la sortie du stade Louis-II.
Des fans conquis par la simplicité de ce groupe de champions.
De grands gaillards mués des mêmes valeurs qui, au sortir d’une longue (et chaude) séance d’entraînement physique et tactique, serrent spontanément toutes les paluches en bord terrain.
Fabien Galthié et le prince Albert II ont longuement échangé.Photo A. Bastello/Palais princier.
« C’est un honneur d’avoir le prince Albert comme soutien »
Un rectangle vert quadrillé par des appareils de haute technologie permettant de compiler des datas devenues indispensables à la performance individuelle comme collective. Car le XV de France, avec ses trois semi-remorques de matériel et une quarantaine de personnes sous contrat, est une véritable entreprise. Une PME itinérante à la pointe de la technologie.
« Le sport s’est professionnalisé il y a plusieurs années et il y a tout un staff en charge d’analyser des images et des datas », commente le prince Albert II, qui souligne que le rugby reste une affaire d’hommes. « Le facteur humain reste essentiel. Pour cela il y a des hommes comme Fabien Galthié qui met beaucoup de passion et d’engagement, et un manager comme Raphaël Ibanez qui est là pour créer de la dynamique. »
Un Prince passionné, qui a longuement échangé avec Fabien Galthié, le coach des Bleus. « C’est un honneur d’avoir le prince Albert comme soutien. On ressent beaucoup de sincérité, d’affection. C’est quelqu’un de passionné qui porte des valeurs, qui nous apporte beaucoup de force par sa présence, par sa proximité. »
Une force invisible, comme celle des supporters, qui n’est jamais anodine et trotte dans la tête des joueurs durant la compétition. « C’est cela, c’est très puissant », confirme Fabien Galthié.
Et du soutien il en faudra lors de cette Coupe du monde très relevée. « La compétition va être d’un très haut niveau. C’est dommage qu’il y ait quatre ou cinq des meilleures équipes du monde dans la même partie de tableau mais je crois qu’il va y avoir de très beaux combats. On souhaite que l’équipe de France aille au bout… même si j’ai un petit faible pour l’Irlande aussi. »[rires]
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