Dix prévenus soupçonnés d’avoir organisé des transports illégaux de déchets sont jugés par le tribunal de Lille ce lundi 18 décembre pour trafic illégal de déchets.
À l’entrée de Rédange (Moselle), à la frontière luxembourgeoise, 250 tonnes de déchets polluent les sols depuis quatre ans, résultat d’un vaste trafic en provenance de Belgique, pour lequel dix prévenus sont jugés à partir de ce lundi à Lille.
En tout, près de 10.000 tonnes de poubelles ont été abandonnées dans des terrains vagues et plus de 1,5 million d’euros ont été détournés. Trente-quatre parties civiles demandent réparation.
Daniel Cimarelli, maire de Rédange, se souvient: « C’était des camions entiers de 35 tonnes qui ont été déversés », en octobre 2019, sur un terrain privé de sa commune.
Depuis, l’amas de débris, tant ménagers qu’industriels, se dégrade, sent mauvais en été et, selon des riverains, ruisselle dans des étangs en contrebas. Il trône sur un ancien site sidérurgique, dans cette commune frontalière du Luxembourg également située à quelques kilomètres de la Belgique.
« Chacun se renvoie la balle »
« C’est dégueulasse », souffle Jessica Dautruche, du collectif « J’aime ma forêt ». « On essaie d’interpeller un peu tout le monde depuis quatre ans, mais malheureusement les réponses qu’on a eues sont assez minces ».
Au cours de l’instruction ayant abouti au renvoi de dix personnes devant la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lille, les enquêteurs ont mis au jour un système organisé de collecte, transport et déversement de déchets belges dans l’est et le nord de la France.
« Chacun se renvoie la balle et ce n’est pas facile de savoir qui est responsable », abonde Daniel Cimarelli, même si selon les textes, c’est « à la société belge » responsable de ces dépôts illégaux « de venir les chercher ».
D’autres sites ont été depuis nettoyés.
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