le Togo dribble le Bénin et la CEDEAO à l’ONU

Robert Dussey, ministre togolais des Affaires Etrangères

Le Togo porte un coup dur à la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Dans une posture ambigüe depuis l’annonce du coup d’Etat au Niger, le pays de Faure Gnassingbé a affiché sa dissidence à l’égard de la CEDEAO.

 

Dans un discours prononcé à l’occasion de la 78è Assemblée générale des Nations-Unies à New-York, le ministre togolais des Affaires étrangère a déclaré que son pays s’oppose à toute intervention armée au Niger.

 

« Le Togo est un pays de paix et le Togo s’oppose à la guerre quelque soit ses raisons.  Depuis notre indépendance le 27/04/1960 : Jamais le Togo a fait la guerre à ses voisins ! Jamais le Togo a agressé ses voisins ou un quelconque pays ! Jamais le Togo a servi de base arrière pour une quelconque agression contre un pays frère ! », a clamé Robert Dussey.

 

Cette position publique du Togo tranche avec la fermeté de son voisin de l’Est, le Bénin et la CEDEAO qui demandent aux putschistes de libérer et de rétablir le Président démocratiquement élu, Mohamed Bazoum au risque d’une intervention militaire.

 

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Opportunisme togolais

 

Pour des observateurs, le discours du ministre togolais des Affaires étrangères est une marque d’opportunisme dans un contexte de tension dans la sous-région. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le Togo se montre sympathique envers les régimes des néo-putschistes d’Afrique de l’Ouest. Dans les cas maliens comme burkinabè, le Togo s’est aussi illustré en médiateur sans résultat tangible.

 

« C’est juste de l’opportunisme politique d’un régime bien pire que l’actuel au Sénégal. », a réagi un internaute à une publication du compte X officiel de Robert Dussey reprenant les grandes lignes de son discours en faveur des putschistes à l’ONU. « La peur de vous voir renversé par des militaires vous hante on dirait…! Ça vous hante tellement que vous vous érigez en soutien aux putschistes. Si c’est les panafricains que vous craignez, les Anti-Putschs ne vont pas vous rater. », a renchéri un autre.

 

Au pouvoir de père en fils depuis 1967, la famille Eyadéma dirige le Togo sans partage. Les scrutins sont régulièrement émaillés d’irrégularités et constituent des moments de tension marqués par l’emprisonnement d’opposants politiques.

 

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