Plus que grâce à des investisseurs privés, la plupart des clubs sportifs de Seine-Saint-Denis survivent et se développent grâce au soutien des collectivités : le conseil départemental, bien sûr, avec ses différentes aides financières, mais aussi les mairies, à l’image de Tremblay-en-France et de son Tremblay Handball.
Créé en 1976 comme un club omnisports, avant de se concentrer sur le handball, le club a rapidement performé en atteignant la D1 en 2005, même s’il est aujourd’hui relégué en D2. Grand fournisseur d’ailiers gauches de l’équipe de France, il a même compté deux champions du monde dans ses rangs : Arnaud Bingo en 2011 et Sebastien Ostertag en 2009. Un succès que le club estime devoir au maire (DVG) François Asensi et à son soutien notamment financier depuis son arrivée à la tête de la ville en 1991.
« Patriotisme local »
« Chaque année, il nous finance à hauteur d’1,7 million d’euros, peu importent nos résultats. C’est la moitié de notre budget total, qui s’élève à 3,4 millions d’euros. C’est ce qui nous a permis d’aller chercher des joueurs dans les villes alentour, puis à l’étranger », assure Pascal Papillon, président du club.
Pour le maire, ce soutien permet de faire connaître sa ville et de créer un « patriotisme local » autour d’une locomotive sportive… à moindres frais. «La presse sportive et régionale parlent régulièrement du Tremblay Handball, alors que pour avoir cette publicité sur un club de football par exemple, il aurait fallu injecter des millions : le niveau est trop haut, il aurait été déjà difficile d’accéder à la Nationale 1 », explique François Asensi.
Le Colisée, nouvel espoir de développement
Mais au-delà du budget, le club est aujourd’hui freiné par la disponibilité des équipements sportifs. « Chaque année, nous refusons des licenciés. Nous en avons aujourd’hui 300, du baby hand pour les enfants à la S3, mais il y a suffisamment de volontaires pour monter à 500. Le problème est que nous n’avons pas assez de créneaux d’entraînement », regrette Pascal Papillon. Une situation qui pourrait bientôt changer.
En effet, s’il est aujourd’hui résident du Palais des Sports de Tremblay, gymnase de 1.020 places qu’il doit partager avec d’autres clubs, la mairie souhaite qu’il évolue dans le futur Colisée , une Arena de deux salles dont une de 7.000 places et qui devrait être livrée début 2024 dans la ZAC Aerolians. « L’équipe professionnelle pourrait y évoluer, laissant des créneaux à nos autres licenciés au Palais des Sports », explique Pascal Papillon, qui y voit une occasion de développer et de faire rayonner le club.
Crédit: Lien source


Les commentaires sont fermés.