Avec notre correspondant à Conakry, Matthias Raynal
Parmi eux, il y a Fodé Oussou Fofana, le vice-président de l’UFDG ou encore Etienne Soropogui, dirigeant du parti Nos valeurs communes. Des figures de la politique guinéenne dont la liberté a été largement limitée ces 8 derniers mois. Etienne Soropogui avait ainsi l’interdiction de sortir du Grand Conakry sans autorisation du juge, il devait régulièrement faire acte de présence au tribunal. Ce contrôle judiciaire était censé être respecté jusqu’à la fin de l’instruction.
Ces 9 responsables politiques sont poursuivis pour avoir soutenu des manifestations contre la junte. Plusieurs charges pèsent contre eux : destruction de biens publics et privés, coups et blessures volontaires, entre autres. Aujourd’hui, tous attendent avec impatience leur procès, affirme Maître Salifou Béavogui, l’un des avocats qui les défend. « Ils sont heureux d’avoir été rétablis dans leur droit », a-t-il sobrement commenté mercredi soir.
La levée de ce contrôle judiciaire fait partie en tout cas des revendications des Forces vives de Guinée (FVG) qui ont posé plusieurs conditions pour renouer le dialogue avec les autorités. Les FVG qui avaient appelé à défiler mercredi dans le Grand Conakry pour défendre la démocratie. Finalement, pas de manifestants dans les rues, mais un impressionnant dispositif sécuritaire visible sur la route Le Prince, avec le déploiement de l’armée.
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