L’éclosion du projet Mané, un triplé des Tango, du vent pour le Tour de France… Nos attentes pour le sport berrichon en 2024
L’année 2024 vient juste de commencer. Les journalistes du service des sports du Berry républicain se sont projetés sur les douze mois à venir. Et chacun a délivré deux attentes pour le sport berrichon.
Philippe Baudet
Journaliste au service des sports
Voir les Alpine A424 au Mans
Ce sera déjà la quatrième manche d’un championnat du monde d’endurance FIA WEC qui aura débuté en mars au Qatar, mais assurément, les 24 Heures du Mans version 2024, les 15 et 16 juin, vaudront le détour. On a hâte d’y voir l’écurie berruyère Alpine endurance team de retour dans la catégorie reine Hypercar, avec sa nouvelle A424, parmi un peloton riche de dix-neuf voitures. On sait l’attachement des équipes de Signatech pour l’épreuve mancelle et leur ambition d’y figurer au plus haut niveau. Les Français Nicolas Lapierre, Matthieu Vaxiviere, Charles Milesi, Paul-Loup Chatin ainsi que l’Autrichien Ferdinand Habsburg et l’Allemand Mick Schumacher composeront les équipes des Alpine n°36 et 35.
Mick Schumacher parmi les six pilotes de l’A424 de l’écurie Alpine endurance
Le concret du projet SM10 Pro Bourges
L’annonce officielle a fait le tour de la planète foot en octobre dernier. L’international sénégalais Sadio Mané, deuxième au classement du Ballon d’Or 2022, va devenir l’actionnaire majoritaire du Bourges Foot 18 via une société sportive qu’il va créer. Le projet, qui associe la municipalité de Bourges, se veut à triple enjeu : sportif, sociétal et marketing. On attend désormais de connaître le concret du projet, d’entendre Sadio Mané fixer les grands axes, et de le voir à Bourges.
Nicolas Werquin
Journaliste au service des sports
Et si les Tango réalisaient le triplé ?
Club le plus titré en championnat de France (15 sacres) et en Coupe de France (11 victoires), le Bourges Basket pourrait bien être encore un club précurseur cette année. Après une brillante première partie de saison en Ligue féminine (un seul revers lors de la phase aller) et en Eurocoupe (meilleur bilan de la phase de poule et toujours invaincues), les Tango peuvent légitimement rêver d’un triplé inédit, que Lyon Asvel n’était pas loin de réaliser la saison dernière, les Rhodaniennes échouant en finale de la Coupe. S’il reste, évidemment, de nombreuses batailles à livrer, les Berruyères ont en tout cas montré, sur ces premiers mois de l’exercice 2023-2024, qu’elles avaient les armes, la volonté et le talent pour reconquérir des trophées.
Moins de violence dans le foot
Le football traîne, depuis longtemps, une mauvaise réputation. Et malheureusement, plusieurs événements de l’année passée dans le Cher ne plaident pas en sa faveur. Il y a d’abord eu des arbitres agressés, ce qui a poussé le District à faire un week-end sans les hommes en noir en avril dernier pour marquer le coup et faire prendre conscience clubs et joueurs. Puis ce cri de singe émanant du public lors d’un match de Coupe Gambardella… Violence, racisme, 2023 a été riche en dérapages. Alors pour les traditionnels vœux inhérents à la nouvelle année, souhaitons un retour au calme et plus de belles performances comme le C2L en Coupe de France que de faits divers.
Philippe Roch
Journaliste au service des sports
Des infrastructures dignes de ce nom à Bourges
À l’exception de son fleuron du Prado, Bourges aura connu bien des difficultés, cette année, avec ses infrastructures sportives. Le stade Depège ne pouvait déjà plus accueillir de compétitions d’athlétisme de niveau régional chez les seniors. Désormais, son terrain n’est plus homologué pour accueillir des rencontres de Fédérale 2 de rugby. En ce début d’année, ce sont les supporters du Bourges Foot 18 qui ne peuvent plus prendre place dans la tribune principale du stade Jacques-Rimbault, à cause de l’état des escaliers. Quant aux joueurs qui fréquentent le stade Yves-du-Manoir, ils sont contraints de se doucher à l’eau froide. Tous ces désagréments ont également des conséquences financières pour les clubs hôtes et leurs partenaires. Cette décrépitude est le fruit d’un long processus qui fait tache, désormais, dans une « capitale européenne » qui possède pourtant une vraie culture sportive.
premium « On accumule les difficultés », la Ville de Bourges face au vieillissement des infrastructures sportives
Les Prédateurs de Vierzon au top niveau
À l’issue de la saison 2018-19, les Prédateurs de Vierzon devenaient champions de N1 et accédaient en Élite. Seulement cinq saisons plus tard (dont deux annulées à cause de la pandémie), ils semblent avoir, pour la première fois, un effectif compétitif capable de se mêler à la lutte pour le titre. Leur progression a été constante ces dernières saisons sous la houlette de Rodolphe Voyneau puis d’Aurélien Tricaud. Le demi-finaliste de l’édition 2023 s’est encore renforcé en attirant des joueurs de premier plan : les Américains Frank Jirak et Joey DiMartino, le Hongrois David Jancso, l’Italien Andrea Delfino ou le gardien tchèque Jiri Matousek… Villeneuve, le champion de France 2022, en a fait les frais en fin d’année. Reste Rethel, toujours au sommet. Mais l’écart se resserre.
Ludovic Aurégan
Journaliste au service des sports
Le Cher bien représenté aux JO
2024 sera une année spéciale pour le sport français. Les Jeux olympiques auront lieu à Paris. Et le Cher devrait en être. À commencer, sauf blessure, par Sarah Michel, la capitaine des Bleues du basket. Pauline Astier et Alix Duchet ont le talent pour l’accompagner. Tima Pouye part de plus loin, mais a également le potentiel pour passer une partie de l’été en Ile-de-France. La Canadienne Kayla Alexander et la Lituanienne Kamile Nacickaite tenteront de se qualifier. Si la seconde y parvient, ce sera en 3×3, où elle retrouvera une autre Tango : Laëtitia Guapo. Quatrième en 2016, le Saint-Amandois Julian Alaphilippe pourrait être l’atout majeur des Bleus du cyclisme. Les athlètes berruyers Bastien Augusto et Ninon Chapelle espèrent découvrir, à la maison et devant leurs proches, la plus belle des compétitions. Si la cote est haute pour voir Charlotte Bilbault avec les Bleues du foot, il est certain de voir Gloria Agblemagnon aux Jeux paralympiques. Smaali Bouaabid espère y représenter la France. Et le Cher. Cette année, tout le département sera derrière eux.
La SM Bourges dans le dernier carré du Top 12
Début décembre, la SM Bourges a fait jeu égal avec Vallauris. La performance n’est pas mince. Dans le milieu de la gymnastique artistique, le club de la station balnéaire des Alpes-Maritimes est un mastodonte. C’est le champion de France en titre. Ce match nul prouve la valeur de l’équipe berruyère. Surtout que la phase retour se fait sur leurs agrès forts (saut, cheval d’arçons et barre fixe). Alors, dans le camp berruyer, on rêve secrètement de se qualifier en demi-finale. Pour cela, il faudra remonter deux duels et demi. Très compliqué, mais dans la cité Jacques-Cœur ne dit-on pas : “à cœur vaillant, rien d’impossible” ?
Antonin Bisson
Journaliste au service des sports
Du vent le 9 juillet
Toute plate entre Orléans et Saint-Amand-Montrond, la dixième étape du Tour de France, le 9 juillet prochain ne devrait pas bouleverser la hiérarchie du Tour de France. À moins que… le vent se lève à partir d’Issoudun et ne fasse exploser le peloton, bien aidé par de nombreux changements de direction. Dès la présentation du parcours, Christian Prudhomme a évoqué cette possibilité, et manifesté cette envie que seule la météo du jour pourra assouvir. Alors espérons qu’Éole ne rate pas sa bise.
L’éclosion d’Amidou Doumbouya
C’est l’histoire d’un gamin de 16 ans, qui est né et a grandi dans les quartiers nord de Bourges. Un défenseur si prometteur que l’OGC Nice a dépensé près d’un million d’euros pour s’attacher ses services. Amidou Doumbouya, sélectionné dans toutes les équipes de France jeunes, n’a pas encore eu sa chance en Ligue 1, mais il semble promis à un brillant avenir. Et 2024 pourrait bien correspondre à son acte de naissance dans le monde professionnel. En tout cas, on le lui souhaite.
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