L’ÉDITORIAL DU FIGARO – Seule la moitié des élèves qui entrent en sixième savent compter les quarts d’heure. Corrigeons au plus vite nos erreurs, en commençant par abandonner la dictature de l’égalitarisme.
Comment croire à la chute du niveau en mathématiques des Français? Descartes, Fermat, d’Alembert, Laplace… Ne sommes-nous pas le pays de cette science des nombres, des espaces, des figures géométriques? Et que dire de Pascal dont nous fêtons le 400e anniversaire de la naissance? L’homme des Pensées est aussi le père des probabilités, l’inventeur de la première machine à calculer! Comment la France, première nation avec les États-Unis en nombre de médailles Fields, aurait-elle pu sombrer? Et pourtant, la réalité est cruelle. Les évaluations internationales du niveau de nos jeunes sont catastrophiques. Seule la moitié des élèves qui entrent en sixième savent compter les quarts d’heure. On se pince, on crie, on pleure.
«Arithmétique! Algèbre! Géométrie! Trinité grandiose! Triangle lumineux! Celui qui ne vous a pas connues est un insensé», écrivait Lautréamont. Un savant cosinus? Non, un poète, tourmenté mais ô combien lucide. Les maths sont un viatique, un trésor pour la vie. C’est en maniant…
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