Cette avancée majeure dans la cause animale, on la doit au récit dramatique d’Estrellita, une femelle singe laineux.
Capturée illégalement puis domestiquée pendant 18 ans par la famille d’Ana Beatriz Burbano Proaño, elle a été saisie par les autorités locales. Un mois après son transfert dans un zoo, elle a été victime d’un arrêt cardiaque. Avant son décès, sa famille avait tenté de la récupérer, invoquant le désespoir ressenti par cet animal d’être éloigné de sa famille humaine.
« Pour la défense, il y avait bien des études scientifiques qui prouvaient bien qu’Estrellita et ce singe laineux ont un développement assez important dans le cerveau pour ressentir des émotions de détresse et demander un droit à la liberté » informe Sophie Brems.
La Cour constitutionnelle a donné à la fois tort et raison à la famille. Elle a reconnu ce droit à la liberté, tout en estimant que la capture de ce singe était illégale. Estrellita a le droit de retrouver son environnement naturel. En conséquence, la Cour a statué sur l’octroi de droits aux animaux sauvages. « La domestication et l’humanisation des animaux sauvages sont des phénomènes qui ont une grande incidence sur le maintien des écosystèmes et l’équilibre de la nature, car ils provoquent le déclin progressif des populations animales » a justifié la plus haute instance juridictionnelle.
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