Pour The Washington Post, il s’agit là “d’un énorme dossier, qui plonge le géant des nouvelles technologies dans une autre épreuve de force, avec des enjeux de poids”.
Le jeudi 21 mars, rapporte le média d’outre-Atlantique, “le ministère de la Justice américain, ainsi que seize procureurs de district et procureurs généraux fédéraux ont annoncé des poursuites contre Apple pour violation de la réglementation antitrust fédérale”.
Concrètement, nous apprend le quotidien progressiste, la justice américaine considère qu’au lieu de proposer des services plus abordables pour rivaliser avec ses concurrents Apple aurait imposé “une série de règles et de restrictions fluctuantes” pour “exiger des frais plus élevés, freiner l’innovation, fournir aux utilisateurs un environnement moins sûr ou dégradé et étrangler toute offre alternative proposée par ses concurrents”, écrit le Washington Post en citant le texte de la poursuite. C’est cette conduite d’Apple, peut-on lire sur le document en question, qui aurait “construit et renforcé les défenses qui entourent son monopole en matière de téléphonie mobile”.
Évidemment, la nouvelle de l’initiative du département de la Justice américain n’a pas tardé à faire le tour de la presse internationale, suscitant notamment un commentaire du New York Times, qui résume ainsi les principales critiques adressées à Apple depuis des années : “En contrôlant étroitement l’expérience utilisateur sur les iPhone, Apple a créé ce que les critiques appellent un ‘terrain de jeu inégal’, où il accorde à ses propres produits et services l’accès à des fonctions essentielles qu’il refuse à ses rivaux. Par exemple, il est bien plus facile pour les utilisateurs de connecter à l’iPhone des produits Apple (montres connectées et ordinateurs portables, par exemple) qu’à des téléphones d’autres marques.”
“Un dangereux précédent”
Mais, contre-attaque un porte-parole de la multinationale dont les propos sont rapportés par le média new-yorkais, les utilisateurs d’Apple s’attendent à ce que “le matériel, les logiciels et les services de [la] technologie [Apple] interagissent entre eux”. L’homme déclare également que si Apple était condamné cela “créerait un dangereux précédent permettant au gouvernement d’intervenir lourdement dans la conception de la technologie destinée aux citoyens”.
Quoi qu’il en soit, la plainte formulée contre Apple ce 21 mars constitue une deuxième mauvaise nouvelle pour l’entreprise, qui, la veille, “a fait face aux protestations juridiques de Meta, Microsoft, X, Spotify et Match”, nous apprend le quotidien économique The Wall Street Journal. En effet, ces géants du web ont accusé Apple de ne pas respecter une décision de justice en lien avec l’App Store, sa plateforme d’achat d’applications. Les avocats de la multinationale créée par Steve Jobs risquent d’avoir bien du travail dans les semaines et les mois à venir.
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