L’emprise des bandes armées étreint Haïti et le menace. Dans ce petit pays situé dans les Caraïbes, la situation ne cesse de s’aggraver. Depuis plusieurs jours, les gangs multiplient les attaques à Port-au-Prince, la capitale. Dans leur viseur, le gouvernement. Comme l’a rapporté le HuffPost, l’une des principales figures de cette sédition, Jimmy Chérizier, alias « Barbecue », a directement mis en garde l’exécutif. « Nous allons tout droit vers une guerre civile qui conduira à un génocide », a-t-il lancé, mardi.
Cet ancien membre de la police haïtienne a ainsi appelé à la démission du Premier ministre Arien Henry, appuyé par la communauté internationale. L’intervention de « Barbecue » s’inscrit dans un contexte de tensions importantes depuis la libération de milliers de détenus par les principales bandes armées. Des commissariats et l’aéroport international ont été visés par des assauts meurtriers.
Facteurs sociaux, économiques et politiques
Mercredi, le Conseil de sécurité de l’ONU a organisé une réunion d’urgence. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a réclamé le déploiement de la Mission multinationale d’appui à la sécurité en Haïti. Une exhortation sans effet. La police haïtienne reste isolée face à l’alliance des groupes armés. Par un jeu d’alliances stratégiques, ces derniers poursuivent l’objectif de renverser le gouvernement, installé en urgence le 7 juillet 2021 après le meurtre du président Jovenel Moïse.
L’État a orchestré sa riposte en introduisant un état d’urgence, dimanche 3 mars. Les rues de la capitale, majoritairement contrôlées par les gangs, font l’objet d’un intense conflit entre les deux parties. Un couvre-feu a été imposé entre 18 heures et 5 heures du matin. Cette situation chaotique se déroule sans la présence d’Arien Henry, qui se trouve à l’étranger.
Fortement fragilisé, l’homme d’État n’a pas réussi à juguler les nombreuses problématiques auxquelles sont confrontés les Haïtiens. Le taux de pauvreté se situe toujours à un niveau très élevé, avec, en toile de fond, des indicateurs économiques en berne. L’île reste également marquée par les tremblements de terre survenus en 2010, qui ont fait 280 000 morts et près de 400 000 blessés.
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