Les magistrats, objets de tensions entre Paris et Monaco

DÉCRYPTAGE – Six postes sont à pourvoir d’ici l’été mais, sur fond de luttes d’influence, l’Élysée et le Rocher ne parviennent pas à s’entendre.

Y aura-t-il des juges à Monaco cet été? Depuis plusieurs semaines se joue un bras de fer silencieux entre le Rocher et la France. Entre mai et août prochains arrivent à échéance 20% des effectifs des magistrats rendant la justice dans la principauté, dont les fonctions les plus importantes: la première présidence et la vice-présidence de la cour d’appel, le procureur général et le vice-procureur général de Monaco, ainsi que deux magistrats de première instance. Soit six à pourvoir, sur la petite trentaine qui compose la justice monégasque. Démographie oblige, les magistrats monégasques ne représentent que 40% des effectifs, et la France complète en détachant ses propres juges, au titre de la convention du 8 novembre 2005 entre la République et la principauté. Une convention qui, en son article 6, dispose que le choix de ces juges et fonctionnaires doit faire l’objet d’un consensus diplomatique entre les deux États souverains.

Mais, aujourd’hui, l’Élysée semble pratiquer la résistance passive…

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