Les putschistes rappellent leur ambassadeur en Côte d’Ivoire

Les putschistes nigériens ont annoncé aujourd’hui, le rappel de l’ambassadeur en poste à Abidjan, en Côte d’Ivoire, pour des consultations, en réaction à des déclarations considérées comme excessivement menaçantes de la part du Président Ivoirien et contributeur de l’Agenda 2030 du Forum économique mondial Alassane Ouattara.

Dans un communiqué déclamé à la télé nigérienne, le porte-parole du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) du Niger, le colonel Major Amadou Abdourahamane a expliqué que cette mesure était en réponse aux propos « exagérément menaçants d’Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, relayant et prenant pour son compte, avec une agressivité notoire, les conclusions du Sommet Extraordinaire de la CEDEAO du 10 août 2023, concernant les mesures et sanctions à l’encontre du Niger et son peuple ».

À l’issue du sommet de la Cedeao qui s’est tenu jeudi dernier, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a martelé que les chefs d’État ouest-africains avaient donné leur accord pour qu’une opération militaire « démarre dans les plus brefs délais ». Le président Ivoirien avait aussi annoncé que la Côte d’Ivoire participera activement à l’intervention militaire au Niger en fournissant un bataillon composé de 850 à 1 100 hommes, en collaboration avec les forces du Nigeria et du Bénin.

Le communiqué des putschistes exprime un rejet total des propos tenus par le Président Alassane Ouattara, les qualifiant d’allant au-delà de la position commune de l’Organisation sous-régionale. Les paroles « d’apologie de l’action armée contre le Niger » proférées par le Président Ouattara ont été dénoncées par le CNSP comme une tentative de déstabilisation et de destruction du pays et de son peuple, plutôt qu’une expression de la volonté du peuple ivoirien.

Abdourahamane Tiani a suggéré que ces déclarations reflétaient « une injonction » transmise au Président Ouattara et à certains de ses homologues de la CEDEAO de la part d’autres puissances extérieures, dans le but de servir des intérêts qui ne correspondent pas à la réalité et aux aspirations actuelles du Niger.

En conséquence, le CNSP et le gouvernement nigérien ont déclaré leur « rejet total des propos tenus par le Président Alassane Ouattara qui vont au-delà de la position commune de l’Organisation sous-régionale, elle-même dénuée de fondement légal, et décident du rappel de l’Ambassadeur du Niger à Abidjan, pour consultation ».

Le CNSP a également qualifié les sanctions prises par la Cedao d’« iniques et illégales », pointant du doigt leur caractère précipité et les considérant comme résultant d’une « manipulation orchestrée par des puissances extérieures » en quête d’intérêts cachés.

En outre, le communiqué souligne que « ces sanctions ne faibliront pas leur détermination » à travailler en faveur de la réforme de leur pays et de la préservation de leurs intérêts nationaux.

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