Les revenus des influenceurs et vendeurs en ligne taxés à 5 % au Cameroun

La loi de finances 2024 de l’État du Cameroun élargit l’assiette fiscale en instituant un taux réduit de 5 % d’impôt sur les bénéfices non commerciaux (BNC) pour les revenus générés sur les plateformes numériques par les particuliers impliqués dans la vente de biens, la prestation de services, l’échange ou le partage de biens (économie collaborative). C’est ce qu’indique la circulaire sur l’exécution de la loi de finances 2024, signée le 29 décembre 2023 par le ministre des Finances, Louis Paul Motazé.

Selon les termes de cette circulaire ministérielle, depuis le 1er janvier 2024, les revenus provenant des activités de vente en ligne, en forte croissance au Cameroun grâce à l’Internet et aux réseaux sociaux, sont soumis à cet impôt. Il en va de même pour les gains réalisés par les « influenceurs », terme désignant généralement des personnes qui monétisent leur notoriété sur les réseaux sociaux et autres plateformes numériques en proposant divers services aux entreprises et particuliers.

Cependant, la mise en œuvre de cette mesure pourrait poser des défis en termes de traçabilité des revenus issus de ces activités. En effet, si les revenus des entreprises formelles de vente en ligne peuvent être aisément suivis pour le paiement des impôts, il est plus difficile de tracer les revenus d’un étudiant vendant des produits via ses pages de réseaux sociaux et recevant des paiements en espèces. Cette difficulté se pose également pour les « influenceurs » qui font la promotion de produits sur leurs pages et reçoivent une rémunération par d’autres moyens de paiement que ceux offrant une certaine traçabilité, tels que les chèques ou le Mobile Money.

Une source autorisée au sein de la Direction Générale des Impôts (DGI) du ministère des Finances explique : « Le système fiscal camerounais repose sur l’autodéclaration. Les personnes assujetties devront soumettre leurs déclarations conformément à la législation en vigueur. Par la suite, l’administration fiscale se réserve le droit de vérifier la conformité de ces déclarations au moyen de divers contrôles. Les équipes responsables de ces contrôles disposent de tous les moyens nécessaires pour reconstituer les revenus des personnes concernées. »


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