Quatre immigrants originaires de la Côte-d’Ivoire ont récemment ouvert une épicerie offrant des produits à Sept-Îles afin d’offrir aux nouveaux arrivants des saveurs de leur pays d’origine.
Justice Ahui est une entrepreneuse dans l’âme. C’est d’abord en achetant un petit commerce d’entretien d’aspirateur qu’elle et son conjoint se sont lancés en affaires à Sept-Îles.
«J’ai vraiment aimé le truc. Je suis tombé en amour avec les balayeuses», a-t-elle affirmé, tout sourire, en entrevue à TVA Nouvelles.
Mais rapidement, l’idée d’ouvrir une petite épicerie spécialisée s’est imposée devant une demande exprimée par les immigrants, de plus en plus nombreux à s’établir à Sept-Îles.
C’est ainsi qu’est née l’Épicerie tropicale, fruit d’une association avec un autre couple originaire de la Côte-d’Ivoire. Les quatre actionnaires ont longuement consulté des clients potentiels, immigrants ou non, et ont finalement ouvert leur épicerie, à même local de Monsieur Balayeuse.
«On se sent bien au Canada, c’est vrai. Mais on a toujours envie de manger un petit quelque chose qui vient de chez», a confié Justice Ahui.
«Nous, ça nous fait vraiment plaisir de savoir qu’avec ça, il y a du monde qui va venir et demeurer à Sept-Îles», a affirmé sa partenaire d’affaires, Christelle Sonia Zagnidjys. Elle estime que l’ouverture du commerce contribuera à la rétention des immigrants dans la ville nord-côtière.
«Quand on a fait le sondage, on s’est rendu compte que c’est ça qui revenait : ‘’Ah, moi je viens ici juste pour travailler. Un an et je m’en vais. Je ne veux pas rester parce que c’est trop difficile. C’est loin d’être sur la Côte-Nord et en plus, on ne trouve pas ce qu’on veut’’. Pourquoi ne pas partir une épicerie?», a expliqué Mme Zagnidjys.
Le démarrage de l’épicerie tropicale a été réalisé sobrement, mais ses actionnaires ont déjà un projet d’expansion qui sera réalisé à la suite d’une campagne de sociofinancement.
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