levée des barrages en France, poursuite de la mobilisation en Espagne et en Italie

Gabriel Attal a annoncé plusieurs mesures pour sortir de la crise. Le Premier ministre a repris la parole à la mi-journée. Six grands objectifs ont été annoncés, répondant, selon lui, « à une grande partie des attentes » des agriculteurs. Gabriel Attal a d’abord annoncé qu’il souhaitait « inscrire l’objectif de souveraineté (alimentaire) dans la loi ». Il a ensuite annoncé vouloir promouvoir l’étiquetage de l’origine des produits, notamment au niveau européen. Le gouvernement a promis qu’à partir de juillet, la ristourne fiscale dont bénéficient les agriculteurs sur le GNR serait appliquée dès l’achat, et non plus après coup sur justificatif.

400 millions pour les agriculteurs. Selon le ministère de l’Economie, les mesures d’urgence pour les agriculteurs représentent quelque 400 millions d’euros au total. Gabriel Attal a évoqué jeudi 150 millions d’euros en soutien fiscal et social aux éleveurs bovins.

« Le plan Ecophyto est mis en pause » par Marc Fesneau. Le ministre de l’Agriculture a annoncé la mise en pause du plan Ecophyto qui vise à réduire l’usage des pesticides dans le pays. « Dramatique », « recul inacceptable » : les Ecologistes se sont insurgés jeudi contre la décision du gouvernement.

La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs demandent la levée des blocages. « Nous avons décidé qu’à l’heure actuelle, au vu de tout ce qui avait été annoncé (…), il faut qu’on change de modes d’action et donc nous appelons nos réseaux (…) à suspendre les blocages et à rentrer dans une nouvelle forme de mobilisation », a indiqué le président des JA Arnaud Gaillot, aux côtés du patron de la FNSEA Arnaud Rousseau. Ce mot d’ordre a été suivi dans plusieurs départements, dont les préfectures ont fait état de levées de barrages, ou à tout le moins d’allègements, même si des blocages ponctuels persistent, selon Matignon.

La Confédération paysanne poursuit. La Confédération paysanne a en revanche appelé jeudi soir à « poursuivre la mobilisation » car « la question fondamentale du revenu » n’est « toujours pas prise à bras-le-corps par le gouvernement » selon elle.

Le convoi d’agriculteurs parti d’Agen vers Rungis « redescend » vers le Sud-Ouest. Un convoi d’agriculteurs parti du Lot-et-Garonne vers Paris a entamé un retour, jeudi. Ils ont fait une escale pour la nuit à Pierrefitte, dans le Loir-et-Cher. « Après on va redescendre sur le Lot-et-Garonne. On ne va pas se battre tous les jours contre la gendarmerie ou contre qui que ce soit », a déclaré José Perez, co-président de la Coordination rurale 47.

Emmanuel Macron réclame plus de protection de l’Europe. A l’issue d’un sommet à Bruxelles, Emmanuel Macron a de son côté affirmé que les importations de céréales ukrainiennes seraient aussi concernées par un « mécanisme de sauvegarde renforcé » au niveau européen, permettant une « intervention » en cas de déstabilisation des cours. Le Président de la République souhaite également la mise en place d’un Egalim européen.

Avec la décrue de la mobilisation en France vient aussi l’heure des comptes. Les actions des agriculteurs la semaine dernière ont provoqué 400 000 euros de dégâts dans l’agglomération d’Agen, selon le maire. La facture s’élève aussi à des centaines de milliers d’euros sur d’autres territoires à travers le pays, notamment en Haute-Vienne et dans les Côtes-d’Armor.

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