l’événement climatique continue de « s’évacuer lentement » après son passage dans l’ouest et le nord de la France
A Quimper, l’heure est au déblayage
Après une nuit intense et exceptionnelle, les membres du COD, le centre opérationnel départemental basé à la préfecture de Quimper, ont changé de logiciel. Il ne s’agit plus, pour les responsables de la gendarmerie, de la police nationale, des pompiers, de la préfecture maritime, de la direction des routes du département, de la protection civile ou encore des services préfectoraux, de préparer l’arrivée de la tempête Ciaran, d’en prévenir les dégâts, mais bien de gérer l’après-tempête.
Et alors que l’interdiction de circulation proclamée par arrêté du préfet Alain Espinasse, jeudi à 5 heures, était levée progressivement, avec toutefois l’obligation de rouler 20 km/h en dessous des vitesses autorisées, l’heure est au déblayage. Et la tâche est immense. Dans tout le département, du Sud au Nord, ce sont des centaines d’arbres qui ont été arrachés par des vents qui ont pu atteindre 140 km/h à l’intérieur des terres, 170 km/h sur le littoral. Pour circuler jeudi, il fallait redoubler de prudence, les routes étant recouvertes de tapis de feuilles mortes, et mouillées par la pluie quasi incessante, des milliers de petits branchages aussi. Et faire attention, dans des slaloms parfois audacieux, à préserver les ouvriers qui tronçonnent et déplacent les arbres pour les enlever de la chaussée. Dans l’après-midi, la préfecture pouvait annoncer que le réseau national de routes était à nouveau opérationnel, et que les routes départementales devraient être toutes probablement dégagées dans les prochaines quarante-huit heures. Il faudra plus de temps pour dégager et nettoyer toutes les voies communales.
L’autre point noir de l’après-Ciaran concerne les chutes de câbles téléphoniques et électriques. Jeudi, certains réseaux d’opérateurs étaient complètement hors service, tel Bouygues Télécom, ce qui suscite beaucoup d’énervement dans la population. Sur les quelque 600 000 foyers servis par Enedis, jeudi au petit matin, 285 000 étaient non alimentés, un chiffre ramené à 225 000 dès la fin de matinée. De nombreux bourgs sont privés d’électricité, ce qui entraîne la fermeture de commerces. A Roscoff, tous les magasins étaient ainsi fermés, la mairie et tous les foyers étant eux aussi sans courant. Deux mille à 3 000 agents d’Enedis sont mobilisés en Bretagne, dont 400 pour le seul Finistère, avec l’urgence de rétablir l’électricité pour toutes les urgences, sanitaires en particulier.
L’alimentation en eau est aussi problématique. Selon Alain Espinasse, une vingtaine de communes connaissent des coupures d’eau potable, comme à Audierne, dans l’ouest du département.
Désactivé pour la nuit de jeudi, le COD devrait retrouver son rythme normal de surveillance et de coordination dès vendredi matin.
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