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Pouvez-vous nous communiquer les premiers résultats de la pratique que vous avez mise en place?
À Gisors, nous sommes partis de rien. Aujourd’hui nous en sommes à une trentaine d’interventions par semestre. La collaboration entre gastro-entérologues et chirurgiens s’est fortement renforcée ce qui permet un meilleur suivi des patients et une bonne fluidité entre les services.
Cette méthode révolutionnaire, sans ablation, sans saignements et sans contact avec le sphincter se déroule en ambulatoire. Je dois dire que ça a changé les données de la prise en charge. Les patients sortent le jour même et la reprise du travail se réalise au bout de six jours en moyenne. Mais ce procédé n’est pas appliqué partout en France. Il nécessite une marche à suivre, une formation précise.
Comptez-vous sur votre expérience pour former d’autres médecins ?
Oui, c’est déjà le cas. Comme cette méthode, que j’ai découverte à Barcelone et que j’ai développée, rend service aux malades et à la société, nous avons décidé de lancer, en collaboration avec un laboratoire, des séminaires nationaux de deux journées au rythme de trois par an.
Deux à trois de mes collègues participent à chacune des sessions organisées. Nous commençons par l’aspect théorique puis par la pratique en bloc. Dernièrement nous avons accueilli des praticiens de Sens, de Bobigny, de Saint-Denis, de Montpellier et d’Auxerre par exemple.
Quelle satisfaction en tirez-vous?
La formation à un triple objectif. Primo, la transmission du savoir par des professionnels à des professionnels, secundo, rompre l’isolement de l’hôpital de Gisors. Enfin, le 3e point est la valeur ajoutée que cela apporte à la ville.
Car, il faut bien le dire, qui connaissait la capitale du Vexin normand auparavant dans la profession ? Aussi, nous avons créé du lien et nous nous sommes offerts une plus grande souplesse à collaborer avec les grands centres. Ce qui nous apporte, là encore, un vrai plus.
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