Quelque chose a changé chez Gianluigi Donnarumma depuis le début de la saison. Comme-ci l’été avait agi comme un déclic pour le portier transalpin, bien décidé à tourner la page d’un exercice 2022/2023 mitigé avec le Paris Saint-Germain, entre performances anonymes et prestations de haut vol. Un grand écart illustré par le portrait robot du gardien parisien, capable d’arrêts immenses sur sa ligne mais aussi sujet à des trous d’air dans les sorties aériennes et le jeu au pied.
Tant de scories à effacer qui ont laissé germer l’idée que Donnarumma (24 ans) n’avait finalement pas l’étoffe pour garder le but d’un club à l’ambition aussi démesurée que le PSG. Or, la deuxième moitié de 2023 du portier de la Nazionale prouve le contraire, sous la houlette d’un Luis Enrique exigeant avec le poste de dernier rempart, qu’il encourage à se montrer actif dans la construction. Sans forcément convaincre totalement balle au pied, l’ex-Milanais a étouffé le feu des critiques et rappelé pourquoi le club parisien s’est rué sur lui à l’été 2021. A l’aube du choc contre Monaco vendredi (21h), « Gigio » a l’occasion de confirmer sa bonne forme, quatre jours après avoir validé son ticket pour l’Euro avec l’Italie.
Le retour de Navas ne l’a pas fait plonger
Rien ne présageait d’un tel rebond au crépuscule du dernier exercice. Au bout d’une saison pénible conclue par un titre de champion acquis sans gloire ni effervescence, Donnarumma allait en plus encaisser le retour de prêt de Keylor Navas. Le portier costaricien a retrouvé du temps de jeu à Nottingham Forrest et correspond davantage au profil de gardien recherché par le nouveau héraut en place, Luis Enrique. A voir la façon dont Donnarumma s’est montré fébrile lors la saison de la cohabitation entre les deux hommes (2021/2022), le pire était à craindre pour l’Italien.
Christophe Galtier a été clair sur la hiérarchie des gardiens : Gianluigi Donnarumma est n°1 et Keylor Navas est n°2.
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Poussé très jeune vers le monde pro (15 ans), Donnarumma a appris à vivre avec la pression, mais a aussi parfois semblé dépassé par cette dernière, compagnie à la fois stimulante et dévorante. Pourtant adepte d’un management où la concurrence turbine à plein régime, Luis Enrique n’a pas laissé planer le doute sur une quelconque alternance. Le numéro 1, c’est bien « Gigio ». Pour preuve, même avant sa blessure, Navas n’a pas disputé la moindre minute cette saison.
Presque aussi important que Mbappé
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« En Italie, on s’interroge même sur la place de N°1 de Donnarumma »
Autre statistique éloquente, Donnarumma a signé six clean sheets en championnat après douze journées, soit 50% des matches. Une performance qui traduit le changement de dimension du Transalpin, désormais pleinement intégré au sein du vestiaire du PSG, et prêt à assumer le rôle de leader d’une défense remodelée à l’intersaison. Kylian Mbappé mis à part, Donnarumma s’avance le joueur le plus décisif du contingent parisien.
En face, Köhn ne soutient pas (encore) la comparaison
Un protagonisme dans les victoires justifié par une présence dans le top 3 des gardiens de Ligue 1 sur les Post shot xG, soit le nombre de buts encaissés prévus au vu des tirs concédés. A ce jeu-là, la balance est positive pour Donnarumma, qui a sauvé 2,9 buts qu’il aurait dû encaisser vis à vis des expected goals adverses. Au jeu des comparaisons, le portier de l’AS Monaco, Philipp Köhn, est en négatif, avec un score de – 0,7.
Successeur d’Alexander Nübel sur le Rocher, le portier helvète (25 ans) ne déjoue pas pour sa première saison en Ligue 1. Mais certaines erreurs se sont payées cash, comme à Lille (défaite 2-0, 10e journée). Trop statique sur l’ouverture du score d’Ivan Cavaleiro, le Suisse n’avait pas non plus été exempt de tout reproche sur le but de Bafodé Diakité. Cette irrégularité tranche avec la sérénité nouvelle trouvée par Donnarumma. La différence entre un gardien rompu au haut niveau, et un qui aspire à l’être.
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