L’industrie de technologie nucléaire Mirion fait face à la grogne de ses salariés

Dans l’attente d’une réponse satisfaisante de leur direction, les salariés de Mirion Technologie ont poursuivi les débrayages des jours précédents par une journée de grève hier.

« Habituellement, on discute des salaires à partir de l’indice de l’inflation de l’année précédente. Mais cette année, la direction a décidé de se baser sur l’indice prévisionnel de 2024 qui prévoit une reprise de l’économie« , témoignait Frédéric Chazal, représentant syndical FO.

« Ambiance morose »

« Cette année, c’est comme si on effaçait des salaires toute l’inflation de l’année 2023« , complétait son homologue de la CFDT, Lamine Benelhadj.

Ainsi, près de 200 personnes se sont rassemblées à l’appel de l’intersyndicale, complétée par la CFTC et la CFECGC, unie pour défendre ses salariés, « dans une ambiance morose » depuis le changement de direction.

C’est aussi l’entrée en bourse de la société qui impacte le fonctionnement interne : « Il y a une pression financière importante qui pèse sur les salariés« .

Pourtant, « on n’a pas une culture sociale forte dans l’entreprise. La dernière grève date de 1998 et des plans sociaux de Mirion à cette époque« .

Mais cette fois-ci, le conflit éclate, sur fond de « rupture de la communication avec le directeur des ressources humaines ». Par ailleurs, « l’entreprise affiche de très bons résultats cette année« , un non-sens qui ne passe par pour les salariés du leader mondial de la radioprotection, qui attendent d’une réunion, ce matin, des propositions qu’ils espèrent meilleures.

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